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Actualités - Chronologie

OPÉRA Pintscher accueilli froidement à Paris pour son « Espace dernier »

Le public de l’Opéra de Paris a réservé un accueil des plus tièdes à la création mondiale de l’opéra L’Espace dernier, en n’hésitant pas à huer son compositeur, l’Allemand Matthias Pintscher, tout en saluant par ailleurs la performance des interprètes. Une partie du public de la première n’a visiblement pas adhéré au « théâtre musical » de Pintscher né en 1971, inspiré par la vie et l’œuvre d’Arthur Rimbaud. Pas d’histoire ni de personnages caractérisés, relativement peu de place laissée à la musique, L’Espace dernier (encore cinq représentations à l’Opéra-Bastille jusqu’au 9 mars) a de quoi perturber. Une partie du public, d’abord hésitante, a fini par huer le compositeur lors de son salut final, couvrant les applaudissements polis ou enthousiastes du reste du public. Des quatre opéras commandés par l’Opéra de Paris sous la direction de Hugues Gall (avec Salammbô de Philipe Fénelon en 1998, K de Philippe Manoury en 2001 et Perela, l’homme de fumée de Pascal Dusapin en 2003), L’Espace dernier est sans doute le plus radical. Pintscher, auteur du livret (en français) et « obsédé » par Rimbaud, s’est notamment inspiré de textes du poète et des journaux de ses sœurs. Un peu confus, son livret égrène des bribes de poésies et d’éléments biographiques. Côté musical, Pintscher n’a pas joué la carte des contrastes. Sa partition, avare en effets et finalement modeste, s’efface volontiers devant le texte pour se cantonner au second plan. L’orchestre est éclaté en plusieurs formations, sur scène et dans la salle. Mise en scène et décors, signés de l’Allemand Michael Simon, n’ont guère déclenché l’enthousiasme, avec notamment deux panneaux incurvés et modulables sur lesquels étaient projetés fragments de textes ou images diverses. Le public a en revanche salué la performance des interprètes, parmi lesquels les sopranos américaines Jeanne-Michèle Charbonnet et Elizabeth Keusch, ou le ténor britannique Graham Clark. La partition était défendue avec enthousiasme par le chef canadien Kwamé Ryan (débuts à l’Opéra de Paris) et le Chœur Accentus.
Le public de l’Opéra de Paris a réservé un accueil des plus tièdes à la création mondiale de l’opéra L’Espace dernier, en n’hésitant pas à huer son compositeur, l’Allemand Matthias Pintscher, tout en saluant par ailleurs la performance des interprètes.
Une partie du public de la première n’a visiblement pas adhéré au « théâtre musical » de Pintscher né en 1971, inspiré par la vie et l’œuvre d’Arthur Rimbaud.
Pas d’histoire ni de personnages caractérisés, relativement peu de place laissée à la musique, L’Espace dernier (encore cinq représentations à l’Opéra-Bastille jusqu’au 9 mars) a de quoi perturber. Une partie du public, d’abord hésitante, a fini par huer le compositeur lors de son salut final, couvrant les applaudissements polis ou enthousiastes du reste du public. Des quatre...