Monaco, qui défie le Lokomotiv Moscou ce soir, part « dans l’inconnu ».
Non seulement son adversaire ne reprendra son championnat que mi-mars, mais en plus, le contexte climatique demeure rude. La ville de Moscou est plongée dans un grand froid et reste recouverte d’une dizaine de centimètres de neige.
Si le service médical monégasque n’a pas pris de mesures draconiennes contre le froid, Didier Deschamps présente la problématique : « Les inconnues sont la température, le contexte et le manque de compétition de l’adversaire. Mais il n’y a rien à attendre de ce côté-là. On doit uniquement penser à nous. »
Car les leaders du championnat de France savent qu’ils ont une belle chance à saisir. « On a tous un coup important à jouer sur ce tour, confie Lucas Bernardi. C’est une étape capitale. On est capable de montrer qu’on devient une très bonne équipe. » Pour cela, Monaco devra tenir tête à une formation moscovite, 4e du dernier championnat national, et qui n’a d’autre issue que de remporter la C1 pour la rejouer la saison prochaine.
Et, malgré le départ de Sergueï Ignashevitch cet hiver pour le CSKA Moscou, elle reste très compétitive, même si « cela fait un moment qu’elle ne joue plus en compétition, ce qui peut être un petit avantage », reconnaît Julien Rodriguez.
« Dents longues »
« Mais cette équipe est sortie d’une poule très compliquée avec l’Inter et Arsenal, cela prouve sa force », poursuit le défenseur.
« Titi (Thierry Henry, d’Arsenal) m’a dit que cette équipe jouait bien au foot », annonce pour sa part Patrice Evra.
Monaco est pourtant serein et « impatient d’en découdre », comme le précise Gaël Givet. Les hommes de Deschamps connaissent les pièges à éviter.
« On ne va pas partir à l’abordage, lance le Croate Dado Prso. On se méfie, on sait qu’il faudra cravacher pour se qualifier. » Lui, comme Rodriguez, signerait « pour un 0-0 », tandis que Jérôme Rothen esquisse : « On y va pour marquer, faire du jeu », avant d’ajouter : « Mais aussi pour être réaliste défensivement ».
Les plus expérimentés du groupe, tel l’Espagnol Fernando Morientes, ne négligent pas cette rencontre. Mais ils assurent qu’elle ne sera pas décisive. « J’ai du respect pour cette équipe, glisse l’Espagnol. Mais j’ai la conviction que tout se jouera à Monaco. » En attendant, Monaco n’a pas le droit de décevoir. Si Evra, qui « frissonne à l’idée de réécouter la musique de la compétition », prétend : « On part dans l’inconnu. C’est le début d’une nouvelle compétition », le fond de la pensée générale est résumé par Rothen : « Cela fait longtemps qu’on attend cette confrontation. On a les dents longues, l’envie d’aller plus encore loin. »
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Non seulement son adversaire ne reprendra son championnat que mi-mars, mais en plus, le contexte climatique demeure rude. La ville de Moscou est plongée dans un grand froid et reste recouverte d’une dizaine de centimètres de neige.
Si le service médical monégasque n’a pas pris de mesures draconiennes contre le froid, Didier Deschamps présente la problématique : « Les inconnues sont la température, le contexte et le manque de compétition de l’adversaire. Mais il n’y a rien à attendre de ce côté-là. On doit uniquement penser à nous. »
Car les leaders du championnat de France savent qu’ils ont une belle chance à saisir. « On a tous un coup important à jouer sur ce tour, confie Lucas Bernardi. C’est une étape capitale. On est...