Le Conseil de coopération entre l’Union européenne et le Liban se tient aujourd’hui à Bruxelles.
C’est la troisième réunion de ce type depuis 1980 et la première depuis la signature de l’Accord d’association entre l’Union européenne et le Liban en 2002 et l’entrée en vigueur de l’accord intérimaire en 2003.
Le Conseil de coopération est destiné à faire le point sur les relations bilatérales et à évaluer la coopération entre l’Union européenne et le Liban.
Il intervient alors que la délégation de la Commission de Bruxelles à Beyrouth a fait part de ses « préoccupations » quant à la façon dont est mis en œuvre l’Accord d’association au Liban en raison de la lenteur des mécanismes de décision.
La rencontre est prévue en deux parties. Une réunion de dialogue politique, en marge du Conseil de coopération, qui portera sur des sujets d’intérêt commun tels que le processus de paix au Moyen-Orient et la situation politique régionale (initiative arabe de paix, réfugiés palestiniens, terrorisme, Liban-Sud et eau), les développements internes au Liban (cadre constitutionnel et processus électoraux, droits de l’homme), les développements internes dans l’Union européenne (élargissement, politique européenne de sécurité et de défense, immigration, stratégie pour la région du Moyen-Orient).
La question de la peine de mort devrait notamment figurer au menu des discussions, l’Union européenne ayant condamné la reprise des exécutions capitales par Beyrouth.
La deuxième partie de la réunion se fera en séance plénière. Le Conseil de coopération traitera des relations entre l’Union européenne et le Liban, à savoir la ratification de l’Accord d’association et la mise en œuvre de l’accord intérimaire.
Il passera en revue la situation économique et financière du Liban (réformes économiques, financières et institutionnelles, Paris II, politique commerciale et agenda législatif), ainsi que le processus de Barcelone et la nouvelle politique de l’Europe élargie.
Le Liban a déjà présenté au Conseil de coopération un document qui expose sa vision de ses relations avec l’Union européenne.
De son côté, Bruxelles a indiqué que le Conseil de coopération permettrait de renforcer les efforts entrepris pour le développement des relations bilatérales et de faire le point sur le progrès réalisé dans la mise en œuvre de l’accord intérimaire, entré en vigueur le 1er mars 2003.
Cet accord a permis la mise en œuvre immédiate des dispositions commerciales de l’Accord d’association.
La délégation libanaise est conduite par le ministre de l’Économie et du Commerce, Marwan Hamadé.
La partie européenne sera présidée par le ministre irlandais des Affaires étrangères, Brian Cowen, en tant qu’actuel président de l’Union européenne.
La Commission européenne sera représentée par le commissaire Chris Patten, chargé des Relations extérieures.
Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bernard Bot, représentera quant à lui le pays qui prendra la prochaine présidence tournante de l’Union européenne.
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C’est la troisième réunion de ce type depuis 1980 et la première depuis la signature de l’Accord d’association entre l’Union européenne et le Liban en 2002 et l’entrée en vigueur de l’accord intérimaire en 2003.
Le Conseil de coopération est destiné à faire le point sur les relations bilatérales et à évaluer la coopération entre l’Union européenne et le Liban.
Il intervient alors que la délégation de la Commission de Bruxelles à Beyrouth a fait part de ses « préoccupations » quant à la façon dont est mis en œuvre l’Accord d’association au Liban en raison de la lenteur des mécanismes de décision.
La rencontre est prévue en deux parties. Une réunion de dialogue politique, en marge du...