Après les flashes du « catwalk », où défilent les mannequins, Carla Bruni se glisse sous les feux de la rampe, dans ses atours de chanteuse débutante cette fois, sur la scène des Bouffes du Nord, où l’ex-top model effectue ses débuts parisiens à guichets fermés (jusqu’au 21 février).
Une salle modeste, mais salle fétiche du metteur en scène Peter Brook, (4/500 places) au regard de la nouvelle notoriété de la Turinoise de 36 ans qui, en un seul disque (Quelqu’un m’a dit, paru à l’automne 2002, près de un million d’exemplaires vendus depuis), est devenue une des chanteuses les plus prisées en France. Un parcours éclair qui la voit briguer, avec des chances raisonnables de l’emporter, le 28 février prochain, une Victoire de la musique comme interprète féminine de l’année.
Après quelques apparitions savamment distillées au fil de l’automne, en invitée surprise d’un concert de l’Acadien Daniel Lanois, puis lors du festival des Inrockuptibles, et enfin lors du 2e Prix Constantin, la fille du compositeur de musique contemporaine Alberto Bruni-Tedeschi se risque en tête d’affiche, pari ambitieux pour celle qui n’a réalisé à ce jour qu’un seul disque.
Le public est au rendez vous, hétéroclite, amoureux de chanson française et curieux des dernières modes cohabitant, largement adulte (30 ans et au-delà), avec, mercredi soir, pour la 2e de ses prestations parisiennes, quelques figures de la vie parisienne, Dani, Betty Lagardère, Line Renaud... Silhouette identique à celle de ses années de mannequinat, la grande brune débute par un des titres de son album (J’en connais).
Devant la demande, il lui faudra même bisser Raphaël, une des compositions les plus populaires de son premier opus, « dédié à quelqu’un qui est dans la salle ce soir », son époux, le jeune philosophe Raphaël Enthoven, fils de l’intellectuel Jean-Paul Enthoven, compagnon de route de Bernard Henri Lévy.
Après les Bouffes du Nord, Carla Bruni jouera les prolongations sur une autre scène parisienne, celle du Trianon, où elle sera du 11 au 29 mai.
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Une salle modeste, mais salle fétiche du metteur en scène Peter Brook, (4/500 places) au regard de la nouvelle notoriété de la Turinoise de 36 ans qui, en un seul disque (Quelqu’un m’a dit, paru à l’automne 2002, près de un million d’exemplaires vendus depuis), est devenue une des chanteuses les plus prisées en France. Un parcours éclair qui la voit briguer, avec des chances raisonnables de l’emporter, le 28 février prochain, une Victoire de la musique comme interprète féminine de l’année.
Après quelques apparitions...