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Actualités - Chronologie

Olympisme Sarajevo aspire à retrouver le passé glorieux des JO de 1984

La ville de Sarajevo, meurtrie et ravagée par trois ans et demi de guerre (1992-1995), aspire à retrouver le passé glorieux des Jeux olympiques d’hiver de 1984 et veut promouvoir la réconciliation entre les trois communautés de Bosnie, musulmane, serbe et croate. Premiers jeux d’hiver à se tenir dans un pays communiste, les JO de Sarajevo en février 1984 avaient été qualifiés à l’époque de « grand succès » par l’ancien président du Comité international olympique (CIO) Antonio Samaranch. Ces jeux avaient été marqués par les débuts prometteurs de la star allemande du patinage Katarina Witt et avaient consacré la skieuse française Perrine Pelen. « Qui aurait pu penser pendant les deux semaines de gloire des JO de 1984 que la guerre allait nous frapper huit ans après ? » s’interroge amèrement Lamija Bojadzic, une habitante de Sarajevo. Si les cérémonies du 20e anniversaire des JO ont fait renaître un instant la nostalgie de la cohabitation pacifique à une époque où la Bosnie faisait partie de l’ex-fédération yougoslave, les souvenirs douloureux de la guerre de Bosnie sont loin d’être effacés. 90 millions d’euros d’infrastructures Assiégée durant 43 mois du haut des collines environnantes par les forces serbes bosniaques, Sarajevo a subi de nombreuses destructions et plus de 10 000 personnes ont alors perdu la vie. Les installations des JO n’ont pas été épargnées par l’artillerie serbe qui a d’abord pris pour cible le centre des sports de glace de Zetra. Le centre a été reconstruit en 1999, mais un terrain de sport voisin, transformé en cimetière pour des victimes de la guerre, est là pour rappeler les horreurs du conflit. Au total, les infrastructures olympiques ont subi des dégâts estimés à plus de 90 millions d’euros. Aujourd’hui, une partie des installations situées dans la Fédération croato-musulmane – qui forme avec la Republika Srpska (RS, entité serbe) la Bosnie d’après-guerre –, ont été reconstruites et les pistes de ski ont été déminées. Sur la montagne Trebevic, la piste de bobsleigh, ligne de front pendant la guerre, n’a toujours pas été reconstruite, car les terrains autour n’ont pas encore été déminés. Candidature rejetée pour les JO de 2010 Après la guerre, les ruines de quatre hôtels olympiques situés sur les monts Igman et Bjelasnica ont été proposés au capital privé, mais ils n’ont pas suscité l’intérêt d’acheteurs. Seuls les sites de ski de la montagne Jahorina, aujourd’hui en territoire serbe, ont échappé aux destructions de la guerre. « En 1994, Sarajevo était une ville d’horreur, maintenant Sarajevo représente l’espoir », a déclaré le président du CIO, Jacques Rogge, lors du 20e anniversaire des JO. « Nous avons tous ressenti à nouveau l’esprit d’unité de 1984 », a affirmé sur un ton nostalgique Milenko Mucibabic, un représentant serbe du comité olympique de Bosnie. En 2002, dans une tentative de renouveler son expérience olympique, la Bosnie a déposé sa candidature pour accueillir les JO de 2010, mais sa demande a été rejetée. Les autorités bosniaques rêvent encore de pouvoir accueillir une nouvelle fois à l’avenir des JO d’hiver. Cela pourrait représenter un tremplin pour l’économie nationale qui ne s’est pas encore remise de la guerre, alors que l’idéal olympique pourrait aider à la réconciliation. Aujourd’hui, les habitants de Sarajevo et des membres des institutions internationales présentes en Bosnie profitent de la neige et aiment skier sur les anciennes pistes olympiques, mais les touristes étrangers ne s’aventurent pas en grand nombre pour y passer leur vacances.
La ville de Sarajevo, meurtrie et ravagée par trois ans et demi de guerre (1992-1995), aspire à retrouver le passé glorieux des Jeux olympiques d’hiver de 1984 et veut promouvoir la réconciliation entre les trois communautés de Bosnie, musulmane, serbe et croate.
Premiers jeux d’hiver à se tenir dans un pays communiste, les JO de Sarajevo en février 1984 avaient été qualifiés à l’époque de « grand succès » par l’ancien président du Comité international olympique (CIO) Antonio Samaranch.
Ces jeux avaient été marqués par les débuts prometteurs de la star allemande du patinage Katarina Witt et avaient consacré la skieuse française Perrine Pelen.
« Qui aurait pu penser pendant les deux semaines de gloire des JO de 1984 que la guerre allait nous frapper huit ans après ? » s’interroge amèrement Lamija...