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Actualités - Chronologie

Cent mille Arabes auraient fui le nord du pays

Cent mille Arabes ont fui le nord de l’Irak où les populations kurdes, expropriées dans le cadre du programme d’arabisation mis en œuvre par le régime de Saddam Hussein, ont afflué pour faire valoir leurs droits, indique un rapport établi par Global IDP Project à la demande de l’Onu. Le retour incontrôlé de milliers de Kurdes, souligne l’organisme genevois spécialisé dans l’étude des populations déplacées, risque d’exacerber les tensions ethniques dans les villes pétrolières de Mossoul et Kirkouk. L’influence grandissante de la communauté kurde a d’ores et déjà suscité de vives protestations de la population arabe et de la minorité turkmène. « Le changement de contexte politique de 2003 a généré un effet pervers dans le sens où le retour des Kurdes, parfois avec le soutien de milices (...), provoque le déplacement des Arabes installés avec le concours des autorités déchues », expliquent les auteurs du rapport. Sous le régime de Saddam Hussein, 800 000 Kurdes et autres membres de minorités non arabes ont été évacués des deux métropoles du Nord et remplacés par des populations arabes jugées plus proches du régime baassiste. « Si les Kurdes expulsés dans le cadre de la campagne d’arabisation impitoyable de Saddam Hussein ont le droit de regagner leur région d’origine, ce processus doit se dérouler de façon légale et ne doit pas conduire à de nouveaux déplacements forcés », souligne Raymond Johansen, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, organisme à l’origine du Global IDP Project. « Rétablir l’ordre à travers l’Irak et mettre en place un système efficace pour résoudre les querelles de propriété sont des enjeux essentiels pour les autorités actuelles », conclut-il.
Cent mille Arabes ont fui le nord de l’Irak où les populations kurdes, expropriées dans le cadre du programme d’arabisation mis en œuvre par le régime de Saddam Hussein, ont afflué pour faire valoir leurs droits, indique un rapport établi par Global IDP Project à la demande de l’Onu. Le retour incontrôlé de milliers de Kurdes, souligne l’organisme genevois spécialisé dans l’étude des populations déplacées, risque d’exacerber les tensions ethniques dans les villes pétrolières de Mossoul et Kirkouk. L’influence grandissante de la communauté kurde a d’ores et déjà suscité de vives protestations de la population arabe et de la minorité turkmène. « Le changement de contexte politique de 2003 a généré un effet pervers dans le sens où le retour des Kurdes, parfois avec le soutien de milices (...),...