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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro toujours sous pression

L’euro a évolué à la baisse face au dollar en ce début de semaine sur des marchés prudents à la veille de la réunion du comité de l’open market de la Fed et à une dizaine de jours du G7 les 6 et 7 février en Floride. Bien que les opérateurs soient convaincus que l’institut d’émission US devrait observer un statu quo monétaire demain, ils semblent craindre que les décideurs des sept pays les plus industrialisés de la planète soulignent à cette occasion leur inquiétude face à la chute rapide du dollar. L’anticipation de ce scénario est venue relancer hier quelques ventes bénéficiaires sur l’euro, le ramenant au-dessous du seuil de 1,25 $. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que les reventes de logements aux États-Unis ont enregistré un nouveau record de hausse de 6,9 % en décembre sur un mois et de 8,9 % sur un an, témoignant de la solidité du secteur de la construction. Ce développement, qui a privilégié le billet vert, a été renforcé aussi par l’annonce d’Eurostat que les commandes à l’industrie dans la zone euro ont reculé de 0,3 % en novembre sur un mois et de 1,3 % sur un an. De plus, la monnaie unique a souffert aussi du discours prononcé hier devant le Parlement européen par le ministre irlandais des Finances, Charlie McCreevy, dont le pays préside actuellement l’Union européenne. Celui-ci, en réitérant les « péoccupations » exprimées la semaine dernière par les ministres européens des Finances face aux « fluctuations excessives des taux de change », a créé un certain barrage pour empêcher la progression de l’euro qui s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à 1,2470 $ contre 1,2585 $ vendredi dernier, en baisse de 0,91 % en moyenne. En Bourse, les marchés US ont terminé en hausse hier au terme d’une séance alourdie à l’ouverture par quelques prises de bénéfices. Le bon chiffre des reventes de logements, conjugué à la hausse de 12 % des bénéfices d’American Express et de 26,4 % de ceux de Kimberly-Clark au 4e trimestre, a soutenu la tendance ainsi que l’annonce par Boeing qu’elle a décroché un contrat de 472 mil. $ auprès de la US Air Force. En revanche, les Bourses européennes, empoisonnées toujours par l’offre hostile de Sanofi-Synthélabo sur Aventis, ont continué de battre en retraite. Elles ont été affectées, en outre, par les assurances, après les mauvaises nouvelles en provenance de Legal & General et d’Allianz, et par la distribution et les grands magasins. À Beyrouth, la demande du dollar pour le règlement de ce qui reste de certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL et souscrits par certaines banques continuait à le maintenir au-dessus du haut de sa fourchette d’intervention. Il s’est, en effet, négocié sur le marché secondaire entre 1 516 et 1 518 LL, mais dans des volumes d’affaires très minces. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 2 700 actions A de Solidere de 4,69 à 4,67 $ et la stabilité de 4 000 actions de la Byblos Bank à 1,71 $, dans un marché creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI

L’euro a évolué à la baisse face au dollar en ce début de semaine sur des marchés prudents à la veille de la réunion du comité de l’open market de la Fed et à une dizaine de jours du G7 les 6 et 7 février en Floride. Bien que les opérateurs soient convaincus que l’institut d’émission US devrait observer un statu quo monétaire demain, ils semblent craindre que les décideurs des sept pays les plus industrialisés de la planète soulignent à cette occasion leur inquiétude face à la chute rapide du dollar. L’anticipation de ce scénario est venue relancer hier quelques ventes bénéficiaires sur l’euro, le ramenant au-dessous du seuil de 1,25 $. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que les reventes de logements aux États-Unis ont enregistré un nouveau record de hausse de 6,9 % en décembre...