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Actualités - Chronologie

nucléaire La prolifération nous expose à l’apocalypse atomique, avertit el-Baradeï

Le chef de l’AIEA, Mohammed el-Baradeï, a estimé hier que faute d’enrayer la prolifération des armes atomiques, le monde courait à l’apocalypse nucléaire. Dans une tribune publiée par le New York Times, el-Baradeï écrit que la technologie nucléaire a été rendue accessible par un « réseau mondial et sophistiqué permettant l’obtention de systèmes nécessaires à la production de matériaux servant à la fabrication d’armes ». Le directeur général de l’Agence internationale à l’énergie atomique répond ainsi au discours donné mercredi par le président américain George Bush, qui a appelé les États du monde entier à renforcer leurs contrôles sur les exportations de technologies nucléaires à partir de leur territoire. El-Baradeï exhorte le monde à agir rapidement contre la prolifération, parce que toute inaction pourrait avoir, selon lui, des conséquences catastrophiques. « Le réseau de fournisseurs va se développer, facilitant l’acquisition de savoir-faire et d’équipements nucléaires. Au bout du compte, inévitablement, les terroristes auront accès à de tels équipements et technologies, voire à des armes », écrit-il. « Si le monde poursuit sur sa lancée, nous courons à l’autodestruction. » Pour el-Baradeï, le Traité de non-prolifération (TNP) de1968, qui visait à l’origine à empêcher la diffusion des armes nucléaires, doit être revu et renforcé pour répondre à l’évolution de la situation. Il a ajouté qu’il devrait être impossible de se retirer du TNP, comme l’a fait la Corée du Nord l’an dernier, tandis que le renforcement des inspections que prévoit le protocole additionnel au TNP devrait être la règle pour tous les pays. À l’heure actuelle, moins de 40 signataires du TNP (sur 180) ont adhéré au protocole additionnel. Pour el-Baradeï, le Groupe de fournisseurs du nucléaire (GFN), qui regroupe 40 pays s’attachant à empêcher l’exportation de technologies nucléaires civiles vers des pays qui pourraient s’en servir à des fins militaires, doit être transformé en un traité liant ses signataires. Par ailleurs, critiquant sans les nommer les États-Unis, qui projettent de mener des recherches sur l’élaboration de « minibombes » nucléaires, el-Baradeï a estimé qu’il fallait cesser de penser que les armes nucléaires sont inoffensives entre certaines mains et dangereuses dans d’autres.
Le chef de l’AIEA, Mohammed el-Baradeï, a estimé hier que faute d’enrayer la prolifération des armes atomiques, le monde courait à l’apocalypse nucléaire. Dans une tribune publiée par le New York Times, el-Baradeï écrit que la technologie nucléaire a été rendue accessible par un « réseau mondial et sophistiqué permettant l’obtention de systèmes nécessaires à la production de matériaux servant à la fabrication d’armes ». Le directeur général de l’Agence internationale à l’énergie atomique répond ainsi au discours donné mercredi par le président américain George Bush, qui a appelé les États du monde entier à renforcer leurs contrôles sur les exportations de technologies nucléaires à partir de leur territoire. El-Baradeï exhorte le monde à agir rapidement contre la prolifération, parce que...