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Actualités - Chronologie

L’ayatollah Sistani échappe à une tentative d’assassinat

Le plus influent dignitaire chiite d’Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, a échappé hier à une tentative d’assassinat dans la ville sainte de Najaf, à la veille de l’arrivée attendue d’une mission de l’Onu sur les élections réclamées par les chiites. Un soldat américain a par ailleurs été tué et un autre blessé dans une attaque au mortier à l’extérieur de l’aéroport international de Bagdad, l’une des principales bases américaines en Irak. « Sayyed Sistani a échappé jeudi à une tentative d’assassinat à Najaf », à 160 km au sud de la capitale, a indiqué un responsable de la sécurité du dignitaire, âgé de 73 ans, sans préciser les circonstances de l’attentat. « Je viens de rencontrer sayyed Sistani, qui est sain et sauf », a déclaré pour sa part un membre du Conseil de gouvernement transitoire irakien, Mouaffak al-Roubaï. M. Roubaï a expliqué à l’issue de sa rencontre avec l’ayatollah Sistani que le Conseil de gouvernement tentait de parvenir à un compromis entre l’accord de passation des pouvoirs avec la coalition, qui prévoit une Assemblée transitoire désignée par un scrutin indirect, et l’exigence d’élections. La délégation de l’Onu chargée d’examiner la faisabilité d’élections directes à brève échéance était attendue dans les 24 heures en Irak. Cette délégation, dont le nombre des membres n’a pas été précisé, sera conduite par Carina Perelli, une Uruguayenne de 46 ans, spécialiste des questions électorales, a-t-il ajouté. Interrogée, l’Onu a refusé de confirmer ou d’infirmer ces informations. Washington, qui estime prématurées de telles élections, a demandé l’envoi de cette mission pour en étudier la faisabilité. L’administrateur américain de l’Irak Paul Bremer a réitéré cette position, assurant que le Conseil et la coalition étaient tenus par le calendrier. Un responsable du département d’État a indiqué mercredi que les États-Unis seraient prêts à modifier ce calendrier si l’Onu le recommandait. « Nous voulons laisser un petit espace en fonction des commentaires des Nations unies et sur ce qu’elles considèrent comme le mieux », a-t-il dit sous le couvert de l’anonymat. Au Kurdistan, dans le nord du pays, qui achevait son troisième jour de deuil après le double attentat-suicide perpétré dimanche, un haut responsable de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK, de Jalal Talabani), Kousrat Rassoul, a indiqué que les premiers éléments de l’enquête accusaient le réseau terroriste el-Qaëda.
Le plus influent dignitaire chiite d’Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, a échappé hier à une tentative d’assassinat dans la ville sainte de Najaf, à la veille de l’arrivée attendue d’une mission de l’Onu sur les élections réclamées par les chiites.
Un soldat américain a par ailleurs été tué et un autre blessé dans une attaque au mortier à l’extérieur de l’aéroport international de Bagdad, l’une des principales bases américaines en Irak.
« Sayyed Sistani a échappé jeudi à une tentative d’assassinat à Najaf », à 160 km au sud de la capitale, a indiqué un responsable de la sécurité du dignitaire, âgé de 73 ans, sans préciser les circonstances de l’attentat.
« Je viens de rencontrer sayyed Sistani, qui est sain et sauf », a déclaré pour sa part un membre du Conseil de gouvernement...