BANQUES
La BCE maintient ses taux et insiste sur un euro stable
le 06 février 2004 à 00h00
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a répété hier que la Banque centrale était préoccupée par les mouvements excessifs des taux de change, mais a refusé toute indication sur ce que pourrait en dire le G7 ce week-end.
Trichet, qui donnait une conférence de presse après la décision de la BCE de maintenir son principal taux de refinancement à 2,0 %, a expliqué que l’actuelle politique monétaire de la Banque centrale demeurait « appropriée » à la situation.
Les marchés financiers brûlent de savoir si les ministres des Finances et gouverneurs de Banque centrale évoqueront dans leur communiqué final la baisse du dollar, qui a perdu jusqu’à 40 % de sa valeur face à l’euro ces deux dernières années.
« Pour ce qui concerne les taux de change, nous insistons de nouveau particulièrement sur la stabilité et exprimons notre inquiétude au sujet de mouvements exagérés des taux de change », a déclaré Jean-Claude Trichet.
« Je n’ai pas pour tradition (...) d’annoncer des choses à l’avance pour ce qui est du G7 », a-t-il dit aux journalistes. « Après la réunion (...), nous aurons la rencontre de presse habituelle et coutumière pour expliquer le communiqué. »
La plupart des économistes s’attendent à ce que la BCE maintienne ses taux pendant une bonne partie de 2004, voire jusqu’en 2005.
Jean-Claude Trichet a redit que le taux d’inflation de la
zone euro devrait passer sous 2 % dans le courant de l’année et se maintenir à ce niveau ensuite. « Dans l’ensemble les pressions inflationnistes restent limitées », a-t-il observé.
Les indicateurs macroéconomiques montrent que la reprise économique prend de l’ampleur grâce à une hausse des exportations, alors que les ménages restent hésitants et que les entreprises rechignent à embaucher.
Les chiffres officiels publiés hier montrent que le chômage est reparti à la hausse en Allemagne en janvier pour la première fois depuis cinq mois, la hausse de l’activité ne se traduisant pas encore par une reprise des embauches.
Le statu quo de la BCE sur ses taux contraste avec l’attitude de la Banque d’Angleterre, qui a durci sa politique monétaire hier pour la deuxième fois en quatre mois.
Elle a relevé son taux d’intervention d’un quart de point à 4,0 %, en mettant en avant la vigueur du marché immobilier et de la consommation des ménages malgré un endettement élevé.
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a répété hier que la Banque centrale était préoccupée par les mouvements excessifs des taux de change, mais a refusé toute indication sur ce que pourrait en dire le G7 ce week-end.
Trichet, qui donnait une conférence de presse après la décision de la BCE de maintenir son principal taux de refinancement à 2,0 %, a expliqué que l’actuelle politique monétaire de la Banque centrale demeurait « appropriée » à la situation.
Les marchés financiers brûlent de savoir si les ministres des Finances et gouverneurs de Banque centrale évoqueront dans leur communiqué final la baisse du dollar, qui a perdu jusqu’à 40 % de sa valeur face à l’euro ces deux dernières années.
« Pour ce qui concerne les taux de change, nous insistons de nouveau...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.