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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro soutenu par les craintes terroristes aux USA

L’euro a progressé face au dollar hier sur les marchés des changes, profitant d’un nouvel accès de faiblesse du billet vert après la découverte de ricine au siège du Sénat US, nourrissant des inquiétudes sur de possibles attentats terroristes contre les États-Unis. De plus, la révélation par le cabinet conseil Challenger, Gray & Christmas que les annonces de suppressions d’emplois dans les entreprises US ont augmenté de 26 % en janvier à 117 556 par rapport à décembre a également pesé sur le dollar puisque le marché ne s’attend plus à ce que les taux d’intérêt US soient relevés prochainement par la Fed. Il faut également évoquer les craintes liées à l’aggravation du déficit budgétaire US après que le président George W. Bush eut dévoilé la veille un budget 2005 de 2 400 mds $ qui iront essentiellement à la défense et à la sécurité, avec un nouveau trou record de 364 mds $ qui a constitué un autre facteur défavorable pour le dollar puisqu’il est venu confirmer que les déficits US continuaient à se creuser à court terme. Cela d’autant que le président de la Bundesbank, Ernst Welteke, faisait savoir hier que les déficits US du budget et des comptes courants sont « très préoccupants », reprochant à demi-mots à Washington de financer ces déficits en laissant fléchir le billet vert. Enfin, les conjectures selon lesquelles la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G7, les 6 et 7 février en Floride, pourrait déboucher sur un communiqué très vague dans la mesure où les Américains ne semblent pas décidés à évoquer la question de l’évolution des taux de change ont également pesé sur le dollar. En effet, l’euro devait être recherché toute la journée d’hier, se négociant finalement à New York à 1,2535 $ contre 1,2425 $ la veille, en hausse de 0,89 %. Les Bourses diversement orientées Les Bourses US étaient en légère hausse en clôture, partagées entre de nouvelles craintes d’attaques terroristes et de bons résultats de sociétés comme Tyco, Mattel, Colgate-Palmolive... La tendance de la cote ne s’est ressentie que passagèrement de l’annonce d’une baisse de 1,3 % des ventes des chaînes de grands magasins aux États-Unis, la semaine dernière. Les indices ont donc oscillé entre le positif et le négatif depuis l’ouverture au gré de quelques ventes bénéficiaires et une chasse aux bonnes affaires. En revanche, les Bourses européennes ont terminé dans le rouge. Elles ont été plombées surtout par la hausse de l’euro qui a pénalisé les sociétés exportatrices, notamment les constructeurs d’automobiles. L’abaissement par Merrill Lynch de sa recommandation sur Allianz et Munich Ré a pesé sur les assurances, alors que les sociétés du tourisme souffraient des craintes liées à la grippe aviaire. Dans ce contexte, la décision de l’Autorité des marchés financiers (AMF) en France que l’offre publique mixte d’achat-échange lancée par Sanofi-Synthélabo sur son concurrent Aventis n’a pas constitué un élément susceptible de faire monter les pharmaceutiques. Élie KAHWAGI
L’euro a progressé face au dollar hier sur les marchés des changes, profitant d’un nouvel accès de faiblesse du billet vert après la découverte de ricine au siège du Sénat US, nourrissant des inquiétudes sur de possibles attentats terroristes contre les États-Unis. De plus, la révélation par le cabinet conseil Challenger, Gray & Christmas que les annonces de suppressions d’emplois dans les entreprises US ont augmenté de 26 % en janvier à 117 556 par rapport à décembre a également pesé sur le dollar puisque le marché ne s’attend plus à ce que les taux d’intérêt US soient relevés prochainement par la Fed. Il faut également évoquer les craintes liées à l’aggravation du déficit budgétaire US après que le président George W. Bush eut dévoilé la veille un budget 2005 de 2 400 mds $ qui iront...