Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Après le retrait de l’armée, les habitants de Naplouse constatent les dégâts

Au lendemain du retrait de l’armée israélienne de Naplouse, Jamal al-Kakhan retourne un tas de gravats à la recherche d’objets de valeur qu’il peut récupérer dans les décombres de sa maison, dynamitée, dans la casbah de Naplouse. En tout, deux maisons de la casbah ont été totalement dynamitées et une dizaine d’autres endommagées durant l’opération de ratissage meurtrière de 11 jours menée par l’armée israélienne, qui a utilisé des explosifs pour mettre au jour des tunnels où elle soupçonne des activistes armés de se réfugier. « Les soldats nous ont contraints à quitter la maison et ils ne nous ont même pas laissé le temps de prendre nos papiers d’identité ou des vêtements pour mes deux enfants », affirme M. Kakhan, 35 ans. « Je ne sais pas ce que je vais faire maintenant pour héberger ma famille », se lamente-t-il. Les habitants de la vieille ville affirment que l’opération israélienne, lors de laquelle six personnes ont été tuées et des dizaines blessées, sans compter les deux morts d’hier matin, a été la plus violente de l’armée dans cette ville de 200 000 âmes depuis le début de l’intifada en septembre 2000. « L’armée a pénétré dans ma maison et celles des voisins à deux heures du matin. Ils nous ont obligés à sortir dans la rue avec nos enfants avant de séquestrer les hommes dans une pièce et les femmes et les enfants dans une autre », affirme Nasser Awad, 29 ans, qui habite également dans la vieille ville. « Nous étions une vingtaine d’hommes. Les soldats nous ont bandé les yeux et nous ont obligés à nous accroupir pendant 13 heures avant de nous laisser partir, mais pas dans nos maisons », ajoute-t-il. « Quand je suis retourné chez moi après le retrait de l’armée, j’ai découvert que les soldats avaient détruit tous les meubles, percé des trous dans le mur et même arraché le carrelage », poursuit M. Awad. Parmi les bâtiments endommagés dans la vieille ville figure le « palais Abdel Hadi », une bâtisse remontant à l’époque romaine que les soldats ont occupée après en avoir chassé les familles qui y habitaient. Le palais abritait également une école maternelle. Selon des témoins, plusieurs murs ont été endommagés par les explosifs de l’armée, qui ont également creusé un grand cratère dans la cour de l’établissement. Selon Nassir Arafat, responsable d’une association pour la sauvegarde du patrimoine de la casbah, les anciens bâtiments qui s’y trouvent n’abritent pas de tunnels. « Les explosions de l’armée israélienne ont démontré cela. Au palais Abdel Hadi, par exemple, ils ont découvert que le souterrain abritait des étables désaffectées », a-t-il affirmé.
Au lendemain du retrait de l’armée israélienne de Naplouse, Jamal al-Kakhan retourne un tas de gravats à la recherche d’objets de valeur qu’il peut récupérer dans les décombres de sa maison, dynamitée, dans la casbah de Naplouse.
En tout, deux maisons de la casbah ont été totalement dynamitées et une dizaine d’autres endommagées durant l’opération de ratissage meurtrière de 11 jours menée par l’armée israélienne, qui a utilisé des explosifs pour mettre au jour des tunnels où elle soupçonne des activistes armés de se réfugier.
« Les soldats nous ont contraints à quitter la maison et ils ne nous ont même pas laissé le temps de prendre nos papiers d’identité ou des vêtements pour mes deux enfants », affirme M. Kakhan, 35 ans. « Je ne sais pas ce que je vais faire maintenant pour héberger ma...