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Boxe - Championnat super-coq /WBA Mahyar Monshipour, maître des coups(PHOTO)

Le Poitevin Mahyar Monshipour a prouvé qu’il n’était pas un champion de pacotille en conservant brillamment son titre super-coq WBA face au vénézuélien Jairo Tagliaferro, hier à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).
Maître du ring après trois minutes, le licencié en sciences et techniques s’est offert avec mention le diplôme de l’efficacité.
Mettre des coups reste le credo de l’enfant de Téhéran, arrivé en France, sans parents, le 16 août 1986, pour y être naturalisé cinq ans plus tard.
S’il devait être payé à l’impact, le sociétaire de Blagnac déboulonnerait Brahim Asloum (présent au bord du ring) de son fauteuil d’orchestre à la Bourse pugilistique nationale. « Mais Asloum est sur une autre planète, observe-t-il, et je ne suis pas jaloux ».
Pour beaucoup, Mahyar Moshipour est l’archétype du champion à l’ancienne. Un Rocky Marciano du 3e millénaire, n’en démord pas son mentor Louis Acariès, marchant sans cesse comme un forcené, faisant fi des coups et les distribuant avec agressivité et application.
Le bougre est fier. L’intellectuel se défend ainsi de ne pas offrir une boxe académique. Il s’en piquerait même. « Mes combinaisons sont étudiées à l’entraînement, explique-t-il. Je ne les sors pas de mon chapeau par hasard. »
« J’ai pris conscience que je dois être en béton armé, insiste-t-il. Je savais que Tagliaferro avait préparé son combat très sérieusement. Il était dur, mais j’ai compris à la fin de la première reprise que j’en viendrais à bout, fort d’un régime diététique et de séances d’entraînement, matin, midi et soir. »

Championnat à Téhéran
Mais, Mahyar Monshipour (28 ans) est surtout animé d’une rare flamme, nourri de la reconnaissance d’une adoption dans un pays qu’il chérit (un premier titre national lui avait arraché les larmes), après s’être enfui d’Iran où son père était haut fonctionnaire du régime du chah.
Cependant, rien ne serait possible sans une puissance hors du commun nichée à l’intérieur de ce saint petit homme (1,64 m). Qu’importe l’allonge (il rendait sept centimètres), pourvu qu’on ait la foi et la force. « Mahyar est aussi un mec qui a du cœur. Qui pourra arrêter notre Rocky ? s’interroge Louis Acariès. Il a la-mi-né son rival. Celui-ci n’avait plus de solutions. Il allait se faire tuer ». Comment, dès lors, échapper à la comparaison avec Salim Medjkoune, lui aussi à l’affiche (mais à la peine devant l’Hispano-Vénézuélien Manuel Sequera) ? Ces deux-là sont appelés par une clause contractuelle à se retrouver, titre en jeu, en avril ou mai prochain au Zénith de Clermont-Ferrand, pour un « re-match » selon le terme de Michel Acariès.
Sur le vu des deux combats, l’Auvergnat pourrait connaître une bien pire désillusion que l’arrêt de l’arbitre au 12e du 4 juillet dernier au Futuroscope. « N’oublions pas qu’il s’agissait d’un combat de rentrée pour Salim, observe toutefois Louis Acariès. Le moment venu, ce sera un question de conviction. »
Fin 2004, début 2005, Mahyar Monshipour réaliserait alors son rêve. « Disputer un championnat du monde à Téhéran, confie-t-il. Car je sais que là-bas, ils n’ont parlé mercredi que de ma victoire. »
Le Poitevin Mahyar Monshipour a prouvé qu’il n’était pas un champion de pacotille en conservant brillamment son titre super-coq WBA face au vénézuélien Jairo Tagliaferro, hier à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).Maître du ring après trois minutes, le licencié en sciences et techniques s’est offert avec mention le diplôme de l’efficacité. Mettre des coups reste le credo de l’enfant de Téhéran, arrivé en France, sans parents, le 16 août 1986, pour y être naturalisé cinq ans plus tard.S’il devait être payé à l’impact, le sociétaire de Blagnac déboulonnerait Brahim Asloum (présent au bord du ring) de son fauteuil d’orchestre à la Bourse pugilistique nationale. « Mais Asloum est sur une autre planète, observe-t-il, et je ne suis pas jaloux ».Pour beaucoup, Mahyar Moshipour est l’archétype du...