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Actualités - Chronologie

Nigeria Fermeté ou souplesse ? Le Commonwealth divisé sur le dossier Mugabe

La question sensible du Zimbabwe a divisé les pays membres du Commonwealth dès l’ouverture du sommet de cette organisation hier à Abuja par la reine Élisabeth II, la Grande-Bretagne ayant critiqué une proposition du Nigeria qui visait à apaiser les esprits.
Lors de la première session de travail du sommet, juste après la cérémonie d’ouverture, l’hôte de la rencontre, le président nigérian Olusegun Obasanjo, a proposé la mise en place d’un comité spécial de six pays chargé pendant le sommet de travailler sur le Zimbabwe, dont la suspension de l’organisation arrive à échéance ce mois-ci. Ce comité, composé de l’Australie, du Canada, de l’Afrique du Sud, du Mozambique, de l’Inde et de la Jamaïque, doit soumettre des propositions aux chefs d’État et de gouvernement pour tenter de résoudre la crise zimbabwéenne qui empoisonne les relations au sein du Commonwealth depuis mars 2002.
Mais, selon des témoins, à peine cette proposition venait-elle d’être faite, que le Premier ministre britannique Tony Blair est sorti contrarié et énervé de la session, ce qu’a démenti son porte-parole. « Je pense qu’il aurait été préférable de traiter le sujet directement, mais tant qu’on le traite, ça va », a dit M. Blair qui prône la fermeté à l’égard du président Robert Mugabe, accusé de graves atteintes aux droits de l’homme et de conduire à la ruine son pays, suspendu du Commonwealth depuis 20 mois.
Le Zimbabwe a été suspendu des réunions ministérielles du Commonwealth en mars 2002 après la victoire à la présidentielle de Mugabe face au chef de l’opposition, Morgan Tsvangirai, dans des conditions contestées par les observateurs du Commonwealth qui avaient jugé que le scrutin s’était déroulé dans un « climat de peur ». Cette suspension d’un an a été prolongée en mars 2003 et arrive à échéance ce mois-ci. Le sommet doit décider du maintien de la sanction, jugée contre-productive par les voisins du Zimbabwe, dont l’Afrique du Sud et le Mozambique, mais indispensable par la Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande pour contraindre le président Mugabe à changer de politique. « Le Zimbabwe viole les principes du Commonwealth (démocratie et bonne gouvernance), il ne peut pas être réadmis », avait toutefois déclaré jeudi soir le Premier ministre australien John Howard. Lors de la cérémonie d’ouverture, chacun des orateurs, tout en insistant sur les bienfaits de « la démocratie et le développement », thème central du sommet, avait pris bien soin de ne pas mentionner le Zimbabwe dont les responsables du Commonwealth ne souhaitaient pas qu’il domine ou « pollue » la rencontre. Au moment où la reine d’Angleterre ouvrait le sommet, à des milliers de kilomètres de là, le président Mugabe menaçait une nouvelle fois de quitter le Commonwealth devant le congrès de son parti.
La question sensible du Zimbabwe a divisé les pays membres du Commonwealth dès l’ouverture du sommet de cette organisation hier à Abuja par la reine Élisabeth II, la Grande-Bretagne ayant critiqué une proposition du Nigeria qui visait à apaiser les esprits.Lors de la première session de travail du sommet, juste après la cérémonie d’ouverture, l’hôte de la rencontre, le président nigérian Olusegun Obasanjo, a proposé la mise en place d’un comité spécial de six pays chargé pendant le sommet de travailler sur le Zimbabwe, dont la suspension de l’organisation arrive à échéance ce mois-ci. Ce comité, composé de l’Australie, du Canada, de l’Afrique du Sud, du Mozambique, de l’Inde et de la Jamaïque, doit soumettre des propositions aux chefs d’État et de gouvernement pour tenter de résoudre la crise...