Il s’agit du commissioner David Stern en place depuis près d’un quart de siècle. Ce New-Yorkais de 60 ans aura marqué son passage à la tête d’une des plus grosses institutions du sport mondial, permettant à la National Basket-Ball Association de prendre une dimension planétaire.
« En 20 ans, nos revenus ont augmenté de 500 % et les matches du championnat sont désormais retransmis dans plus de 200 pays », aime rappeler « Easy » David, diplômé de droit et fils d’un modeste épicier du quartier de Chelsea.
Le quatrième boss de l’histoire de la Ligue, également féru d’histoire et de sciences politiques, avait pourtant repris en main une affaire pas vraiment florissante. En 1984, la banqueroute guettait et de multiples affaires de mœurs arrivaient régulièrement sur le devant de la scène, aux dépens des acteurs du parquet.
Les immenses stars du début des années 80 – Magic Johnson, Jordan bien sûr, Larry Bird – ont alors débarqué, redorant peu à peu le blason de la NBA avec l’approbation de Stern, véritable père spirituel du fameux « I love this game ».
Imposant un seuil de tolérance zéro sur la consommation par les joueurs de substances interdites, Stern a aussi instauré le « salary cap » qui plafonne la masse salariale de chaque franchise afin de limiter les dérapages.
Autre vaste chantier mené à bien : l’internationalisation avec, un peu partout dans le monde, l’ouverture de bureaux NBA (dont un à Paris).
Il a aussi appelé de ses vœux la création d’une ligue professionnelle féminine (WNBA) et accompagné l’ouverture de la Ligue aux joueurs étrangers de plus en plus nombreux.
« Nous avons développé notre sport en admettant l’idée toute simple que les Américains ne sont pas les seuls sur la planète à pratiquer le basket-ball. Et, même si cela est compliqué par rapport aux lois en vigueur, pourquoi ne pas imaginer d’ici à cinq ou six ans quelques franchises NBA installées en Europe », proposait cet infatigable travailleur lors de la venue à Paris à l’automne dernier des San Antonio Spurs, champions sortants.
Au pays des
milliardaires
Dans toute l’histoire de la NBA, quel est le joueur ayant gagné le plus d’argent ? Il est tentant de choisir la facilité en avançant le nom de Jordan mais, pourtant, His Airness apparaît « seulement » en 11e position au classement des milliardaires de la balle orange.
L’heureux élu se nomme Shaquille O’Neal. Au terme d’un nouveau contrat qu’il vient de signer, le triple champion des Lakers de Los Angeles aura mis en banque la bagatelle de... 225 millions de dollars !
Assez loin suivent des joueurs en fin de carrière : Mutombo, Ewing, Robinson, Malone, Olajuwon ou encore Juwan Howard (Orlando), Kevin Garnett (Minnesota) et Alonzo Mourning (New Jersey).
Ce classement laisse aussi apparaître que les neuf premiers joueurs de la liste sont tous des intérieurs. Une manière de rappeler qu’en NBA, les centimètres sous la toise se convertissent en lingots d’or.

