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Paris concrétise, Marseille s’enlise

Marseille a de nouveau démontré, dimanche en championnat de France de football face au Paris-SG (0-1) et son buteur miracle, Fabrice Fiorèse, sa rageante incapacité à honorer les grands rendez-vous, son manageur général Alain Perrin invoquant cette fois la malédiction.
Le Paris-SG a ainsi allongé un peu plus la liste des heureux bénéficiaires des « vendanges » marseillaises de la saison. Lens, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Lyon (en championnat), puis le Real Madrid et le FC Porto en Ligue des champions émergeaient déjà dans cette catégorie. Circonstances aggravantes: le stade Vélodrome n’est plus qu’une forteresse de pacotille, puisque l’OM vient d’y encaisser sa troisième défaite consécutive. Bien utopique, dans ces conditions, d’espérer atteindre des sommets. Les trois points à domicile constituent un revenu minimum d’insertion dans cette haute société-là. L’OM peut d’autant plus se mordre les crampons que Lyon, qui était en ligne de mire en cas de victoire, a fait chou blanc à Rennes. Et que Sochaux revient à sa hauteur, en compagnie du Paris-SG. Le tout dans l’attente de la réception de Monaco vendredi, qui ne se présentera pas cette fois avec son équipe réserve comme lors des 16es de finale de la Coupe de la Ligue fin octobre.
L’impuissance marseillaise contraste avec l’efficacité froide du PSG, enquillant sa cinquième victoire à l’extérieur en huit matches. Parfaits en défense, autour de Frédéric Dehu et du très serein Jérôme Alonzo (« j’adore jouer ici ! »), les hommes d’Halilhodzic n’ont certes pas franchement éclaboussé de leur talent ce médiocre sommet.

Malédiction
Mais ils ont montré « solidarité et combativité », dira l’entraîneur parisien, affirmant que « Pauleta a été notre premier défenseur ». La vista de l’infatigable Fiorèse a fait le reste, à la 90e minute. « On ne peut toutefois espérer un meilleur classement sans victoire à domicile », a aussi prévenu Halilhodzic, dont l’équipe accueille Strasbourg au Parc des Princes mercredi.
Pendant que le buteur miracle du soir narguait la tribune présidentielle – « Il fallait bien que je remercie le public de son accueil » –, le manageur marseillais n’avait plus que la malédiction à évoquer. « Nous répétons ce type de scénario, comme contre Lyon ou le Real. Nous sommes noirs ! » déplorait-il, stigmatisant encore ce que, l’avant-veille du match, il qualifiait « d’épiphénomènes » : un poteau (sur une tête de Mido), un penalty non sifflé (sur Vachousek en fin de match), le gardien (un grand Alonzo). Bref, côté marseillais, on s’en tient à la rhétorique de « la-faute-à-pas-de-chance ». « Je ne sais quoi dire aux joueurs, si ce n’est de continuer à travailler », lance encore Perrin, un brin désarmé.
Dominateurs dans le jeu, les Marseillais n’ont tout simplement pas converti leurs quatre occasions franches du match. ll ne faut pas chercher plus loin, à ce niveau-là, les raisons de la faillite. Pas besoin d’y voir l’entremise de la sorcellerie.
Marseille a de nouveau démontré, dimanche en championnat de France de football face au Paris-SG (0-1) et son buteur miracle, Fabrice Fiorèse, sa rageante incapacité à honorer les grands rendez-vous, son manageur général Alain Perrin invoquant cette fois la malédiction.Le Paris-SG a ainsi allongé un peu plus la liste des heureux bénéficiaires des « vendanges » marseillaises de la saison. Lens, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Lyon (en championnat), puis le Real Madrid et le FC Porto en Ligue des champions émergeaient déjà dans cette catégorie. Circonstances aggravantes: le stade Vélodrome n’est plus qu’une forteresse de pacotille, puisque l’OM vient d’y encaisser sa troisième défaite consécutive. Bien utopique, dans ces conditions, d’espérer atteindre des sommets. Les trois points à domicile constituent un...