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Dialogue interpalestinien demain au Caire pour discuter d’une trêve

L’Égypte accueille cette semaine 12 mouvements palestiniens, dont les radicaux du Hamas et du Jihad islamique, pour discuter d’un projet de trêve dans les attentats anti-israéliens, qui serait le premier pas vers la relance d’un processus de paix en panne.
Le Caire espère que ces discussions secrètes, qui doivent commencer mardi, aboutiront à une trêve afin d’aider le Premier ministre palestinien Ahmed Qoreï à négocier par la suite avec Israël un cessez-le-feu et favoriser une reprise des négociations pour l’application de la « feuille de route », le plan de paix international.
M. Qoreï a remis dimanche au roi Abdallah II de Jordanie « un document qui comporte des idées palestiniennes » sur le règlement du conflit, a déclaré un responsable du palais royal. « Le roi Abdallah portera ce document à Washington où il aura un entretien jeudi avec le président américain George W. Bush », a ajouté ce responsable.
L’Égypte encourage les organisations palestiniennes à s’engager à un arrêt des opérations anti-israéliennes, mais elle souligne qu’il ne s’agit pas d’un cadeau au Premier ministre israélien Ariel Sharon. « Si les organisations palestiniennes acceptent une trêve, il doit y avoir en contrepartie des actes israéliens encourageants », a déclaré samedi M. Maher, ajoutant que « les deux parties doivent respecter la trêve et que (rien) ne doit être gratuit ».
En juin, Le Caire avait parrainé un dialogue interpalestinien, au terme duquel les organisations palestiniennes avaient annoncé une trêve unilatérale, qui s’était effondrée en août.
Il sera cependant difficile pour l’Égypte d’obtenir l’accord de factions palestiniennes radicales à une trêve qui aurait pour but d’ouvrir la voie à des négociations, dont elles rejettent le cadre, et qui pourrait remettre en cause ce qu’elles considèrent comme des « constantes palestiniennes », notamment « le droit au retour » sur leur terre des réfugiés palestiniens. Ainsi, les factions radicales insistent sur « leur droit à résister contre l’occupant » (Israël) et sur leur refus de la « feuille de route », même si elles n’excluent pas d’accepter tactiquement une trêve.
Pour Zacharia al-Agha, un membre du comité exécutif de l’OLP, l’engagement d’Israël d’arrêter la construction de la ligne de sécurité en Cisjordanie constitue une condition de base pour que les pourparlers interpalestiniens aboutissent à une trêve.
M. Agha va diriger la délégation de l’Organisation de libération de la Palestine aux pourparlers du Caire.
Outre l’arrêt de la construction de la ligne, Israël doit s’engager « à cesser les assassinats, les raids, la démolition des maisons et à lever le siège imposé au président (de l’Autorité palestinienne) Yasser Arafat », a ajouté M. Agha.
L’OLP réclame également que le cessez-le-feu conduise à « un début sérieux du processus politique pour l’application de la “feuille de route” », le dernier plan de paix international, a-t-il poursuivi.
L’Égypte accueille cette semaine 12 mouvements palestiniens, dont les radicaux du Hamas et du Jihad islamique, pour discuter d’un projet de trêve dans les attentats anti-israéliens, qui serait le premier pas vers la relance d’un processus de paix en panne.Le Caire espère que ces discussions secrètes, qui doivent commencer mardi, aboutiront à une trêve afin d’aider le Premier ministre palestinien Ahmed Qoreï à négocier par la suite avec Israël un cessez-le-feu et favoriser une reprise des négociations pour l’application de la « feuille de route », le plan de paix international.M. Qoreï a remis dimanche au roi Abdallah II de Jordanie « un document qui comporte des idées palestiniennes » sur le règlement du conflit, a déclaré un responsable du palais royal. « Le roi Abdallah portera ce document à Washington...