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Actualités

L’évènement cinéma démarre ce soir, à 20h, au palais de l’Unesco (sur invitations). Le Festival du cinéma européen présente, en ouverture, le film italien de Silvio Soldini, «Brucio nel vento» («Je brûle dans le vent»): il vous en sera rendu compte dans les pages intérieures du journal. Cette importante manifestation culturelle se poursuivra (à l’Empire/Sofil) jusqu’au dimanche 7 décembre.
Cette semaine, deux sorties importantes: Quentin Tarantino frappe un nouveau coup fracassant avec «Kill Bill», cependant que la saga des frères Wachowski s’achève avec le troisième (et dernier!) volet, «The Matrix Revolutions»... en nous laissant sur notre faim. Rappel: ne manquez surtout pas le film de Clint Eastwood.
Sorties prévues pour le jeudi 4/12 (sous réserve)
– American Pie: The Wedding, de Jesse Dylan, avec Jason Biggs et Alyson Hannigan.
– Heart of Me, de Thaddeus O’Sullivan, avec Helena Bonham-Carter et Olivia Williams.
«Pulp Manga»

Kill Bill: Volume 1,

de Quentin Tarantino

Après avoir vu le film, on comprend que Tarantino ait déclaré que c’était «la première fois qu’il situait un film dans le monde du cinéma», en précisant que Kill Bill est «une comédie noire qui ne se voulait absolument pas réaliste et dont l’action se déroulait ailleurs que sur notre planète, dans un monde imaginaire» («fantasy land»).
Certes, la violence dans ce film dépasse sans doute tout ce qu’on a pu voir sur un écran (petit ou grand), mais elle est désamorcée (en partie seulement!) pour deux raisons. D’abord par son excès même, qui empêche de la prendre tout à fait au sérieux, au point d’y voir une distanciation proche de la parodie. Ensuite parce qu’elle est traitée sur un mode stylisé – en des séquences d’une virtuosité technique souvent époustouflante – qui indique et souligne les intentions de l’auteur. En effet, Tarantino a voulu rendre hommage à la fois au western-spaghetti (cf. les longues robes-manteaux des combattants et l’affrontement final, dans la neige) et au kung-fu des cinémas asiatiques, de Hong Kong en particulier (intervention de l’animation façon BD des «mangas» en vogue au Japon). Mais, dans tout cela, l’intrigue?
Il y a un semblant d’intrigue/ prétexte. Que voici. Une jeune femme, «The Bride» (alias «Black Mamba»), enceinte, est sauvagement attaquée et laissée pour morte. Sortie d’un très long coma, elle va entreprendre de se venger en liquidant méthodiquement, l’un après l’autre, tous ses mystérieux adversaires. En fin de liste, il ne restera plus que Bill (ce sera pour le «Volume 2», à venir). Ne croyez pas que tout cela se suit en continuité: Tarantino, en revenant au montage en flash-back alternés de Pulp Fiction (le film qui l’avait lancé à Cannes, en 94), risque fort de décontenancer la plus large partie de ce qu’il est convenu d’appeler le «grand public».
Les hommages foisonnent, dans Kill Bill. Uma Thurman et Lucy Liu, deux des interprètes, ont évoqué, dans des interviews, le nom de Josef Von Sternberg, le célèbre cinéaste allemand «de» Marlene Dietrich. Dans Kill Bill, lors d’un plan très bref, on aperçoit sur la lame du sabre de l’héroïne (arme «made in Okinawa») le reflet d’un visage: trouvaille reprise de la scène finale du film de Von Sternberg Dishonored (31), alors qu’allait être fusillée l’espionne «X-27», alias Marlene Dietrich. Uma Thurman, Lucy Liu, Vivicia A. Fox, Daryl Hannah, David Carradine (etc.) se dépensent sans compter (les coups). Tarantino, quant à lui, est un sacré numéro.
N.B.: vaguement énigmatique, l’additif au titre. Un «Volume»? Curieux, non?! En tout cas, la fin de ce n°1 annonce clairement la suite.

CONCORDE, ABRAJ, ZOUK

Ni révolutions,
ni même évolution

The Matrix Revolutions,

d’Andy et Larry
Wachowski

Les chiffres du box-office sont là, seule réalité qui «intéresse» les décideurs des studios hollywoodiens. Après une semaine de sortie-record, The Matrix Revolutions a chuté, en seconde semaine (aux États-Unis), de plus de 60%. En France, la baisse a été encore plus accentuée: moins 66/67% dès la seconde semaine! Les commentaires des spectateurs ont été désabusés, et il faut dire que la critique internationale n’a pas été tendre.
Toutes ces réactions se comprennent aisément. Les innombrables fans de la saga futuriste – et ils étaient nombreux de par le monde – attendaient avec impatience d’en connaître son dénouement. Tout s’est passé comme si les responsables du film, dépassés par les implications et les prolongements d’un sujet fantastique (et fantastiquement original, au départ), avaient, en quelque sorte, ne sachant comment conclure l’affaire, jeté l’éponge. Les machines – toujours elles! – attaquent Zion... et puis rien. Les effets spéciaux ont donc pris le relais des scénaristes (encore une fois), la guerre est finie – et The Matrix de même. Le film s’ouvre sur cette affirmation en forme de lieu commun: «Toute chose qui a un commencement a une fin.» D’accord, mais nous on reste sur notre faim.

CIRCUIT EMPIRE/ESPACE, FREEWAY

Pas vu

Wrong Turn,

de Rob Schmidt

Relève de la catégorie Blair Witch Project/Jeepers Creepers (Delivrance, de John Boorman, c’est autre chose, ne mélangeons pas!). En bref: quand vous roulez sur une grande route US et qu’il y a un problème de circulation, ne prenez surtout pas un chemin de «secours» qui s’enfonce dans une forêt... Autrement dit: attention, danger!

CIRCUIT EMPIRE/ESPACE, FREEWAY
En gros plan
Comme toujours, le Festival du cinéma européen (qui débute aujourd’hui même) a réservé, dans sa programmation déjà très éclectique, une part importante au cinéma libanais. En privilégiant cette fois son aspect «patrimoine», le cinéma étant intégré à la mémoire culturelle de notre pays.
On se souvient de la création, par l’Iesav – sur l’initiative de Mme Aimée Boulos, alors encore directrice de l’institut – d’une Fondation cinéma aux moyens sans doute limités mais qui entendait bien ne pas s’en tenir pour autant à une activité toute théorique. Preuve à l’appui: en collaboration avec le cinéma européen – dont l’aide technique a été précieuse –, il a été possible de restaurer plusieurs anciens films libanais dont les copies étaient en mauvais état. Ces films ont été en outre sous-titrés et seront projetés pendant le festival (voir programme).
Cinq titres sont concernés. Les voici:
– Ila Ayn («Vers l’inconnu»), de Georges Nasser (1957). Premier film libanais d’audience internationale, présenté (et remarqué) au Festival de Cannes. Influencée par le néoréalisme italien, une œuvre aux qualités certaines.
– Garo, de Gary Garabédian (1965), avec Mounir Maasri.
– Trois films avec Feyrouz en vedette: Le vendeur de bagues, de Youssef Chahine (1965) – et, réalisés par Henri Barakat, Safar Barlek (1967) et La fille du gardien (1968). Musique signée Rahbani dans les trois cas.

G.-P.
CINÉ-CLUBs
l Ciné-club de l’Alba
Relâche, ce soir, vendredi 28.
Prochaine séance: vendredi 5 décembre.

l Ciné-club de l’École supérieure des
affaires
Après la relâche du mardi 25 dernier, la projection de Microcosmos aura lieu le mardi 2/12 (voir notre dernière chronique).

l Ciné-club du Centre culturel français
Début du nouveau cycle «Jours de fête» avec French Cancan, un film de Jean Renoir (1955), interprété par Françoise Arnoul, Jean Gabin, Maria Félix, Max Dalban, Valentine Tessier, Gaston Modot et... Édith Piaf (durée: 1h40). On ne l’apprend à aucun amoureux du cinéma: Jean Renoir a été un des maîtres du septième art en France. Et il a souvent puisé son inspiration dans les milieux populaires. French Cancan, c’est le Montmartre des clichés du cœur, avec intrigues amoureuses assorties, les danseuses viennent de Pigalle ou de ses environs. Interprétation fabuleuse (un Gabin nature!), et un final d’un rythme vertigineux, dans un tourbillon de couleurs. Un hymne au plaisir!
Salle Montaigne, mercredi 3 décembre, à 19h15
L’actualité
• Les rétrospectives se succèdent à Paris (en salles). La dernière en date est consacrée au cinéaste japonais Yasujiro Ozu, célèbre pour son intransigeance esthétique. Et si peu «facile» qu’on l’avait surnommé «le moins japonais des cinéastes» (il est décédé en 1962), ou encore «le peintre du peu ou le poète du rien». Au programme, une vingtaine de films, dont le plus renommé, Le goût du saké.
• Steven Soderbergh et George Clooney récidivent, en tant que producteur/réalisateur. Leur prochain film, intitulé The Jacket, sera interprété par Adrien Brody, qui fut «le pianiste».
• C’est en Italie (à Turin) qu’a été présenté un ensemble de l’œuvre du plus célèbre des cinéastes iraniens, Abbas Kiarostami: films, vidéos, photographies et même un choix de ses poèmes.
• Après Stuck On You, leur dernier film en date (qui doit sortir aux USA en décembre) et qui est interprété par Matt Damon et Greg Kinnear, les frères Peter et Bobby Farrelly préparent leur nouveau projet pour 2004. Il s’agit – drôle d’idée – d’un film basé sur les courts-métrages «burlesques» des Three Stooges, qui connurent un succès populaire dans les années 30 à 50.
• En France, Emmanuelle Béart amorce un retour à la comédie. Elle est la vedette du nouveau film de Marion Vernoux, À boire, dont le tournage a déjà commencé.
• À signaler, à l’intention des vrais mordus de cinéma, l’édition 2004 du guide Télérama du cinéma chez soi (un numéro hors série à 15 euros). 12000 critiques de films – le choix est large.
À ce propos, notez la sortie en DVD (avec plusieurs bonus) du chef-d’œuvre de F.W. Murnau, L’aurore, que François Truffaut – il n’était pas le seul – tenait pour «le plus beau film du monde».
RUBRIQUE RÉALISÉE PAR JEAN-PIERRE GOUX-PELLETAN
L’évènement cinéma démarre ce soir, à 20h, au palais de l’Unesco (sur invitations). Le Festival du cinéma européen présente, en ouverture, le film italien de Silvio Soldini, «Brucio nel vento» («Je brûle dans le vent»): il vous en sera rendu compte dans les pages intérieures du journal. Cette importante manifestation culturelle se poursuivra (à l’Empire/Sofil) jusqu’au dimanche 7 décembre.Cette semaine, deux sorties importantes: Quentin Tarantino frappe un nouveau coup fracassant avec «Kill Bill», cependant que la saga des frères Wachowski s’achève avec le troisième (et dernier!) volet, «The Matrix Revolutions»... en nous laissant sur notre faim. Rappel: ne manquez surtout pas le film de Clint Eastwood.Sorties prévues pour le jeudi 4/12 (sous réserve)– American Pie: The Wedding, de Jesse Dylan, avec...