Elles sont accusées d’avoir lésé « plus de 1 000 victimes », de petits investisseurs comme de grandes banques, entraînant des « millions » de dollars de pertes, a affirmé le procureur du district sud de la ville, James Comey. « Nous pensons que ces poursuites seront étendues pour nettoyer ce qui est devenu quelque part une culture de la corruption sur le marché des changes », a-t-il ajouté. Parmi les personnes interpellées, figurent trois employés de la maison de courtage ICAP, travaillant dans une de ses divisions américaines du New Jersey, et un courtier de la banque suisse UBS, selon ces entreprises.
Des employés de JP Morgan Chase, la Société Générale, UBS Warburg Dillon Reade, Dresdner Kleinwort Benson et la banque israélienne Discount Bank sont également impliqués, a précisé le procureur lors de sa conférence de presse. Figure également au nombre des poursuivis un ancien responsable du comité des devises étrangères de la Réserve fédérale (Fed), a souligné M. Comey.
Selon le procureur, les accusations comprennent le blanchiment d’argent sale, l’extorsion de fonds, la faillite frauduleuse, le trafic de stupéfiants et des infractions liées à des armes.
Il a expliqué que le FBI avait « placé un agent sous couverture dans le monde du marché des changes, se faisant passer pour une personne malhonnête ». Certains courtiers sont accusés d’avoir floué les banques qui les employaient au profit de certains de leurs clients.
Ils auraient également donné des informations trompeuses par téléphone. D’autres seraient accusés d’entente frauduleuse et d’abus de confiance. Des employés d’UBS et de JP Morgan Chase notamment auraient organisé des transactions dans lesquelles leurs firmes perdaient de l’argent au profit de leurs clients. Puis, ces courtiers, par des accords avec leurs clients, s’arrangeaient pour récupérer une part des bénéfices détournés, par l’intermédiaire d’un système de pots-de-vin impliquant des personnes employées par les entreprises de ces clients.

