« La Syrie souhaite la fin de l’occupation » en Irak, a-t-il dit, mais elle « n’a pas l’intention d’intervenir dans les affaires irakiennes ». « Le peuple irakien est un grand peuple qui possède des capacités et nous n’avons pas l’intention » de fournir d’aide militaire pour combattre l’occupation, a déclaré M. Khaddam, interrogé par des journalistes lors d’une conférence de presse à Damas. « Les Irakiens n’ont jamais demandé à la Syrie une aide militaire, ils réclament uniquement un soutien moral dans les institutions internationales qui les aiderait à libérer leur pays », a poursuivi M. Khaddam.
En réponse à une question sur les attaques contre les forces d’occupation en Irak, M. Khaddam a estimé que « la résistance n’est pas l’œuvre de Saddam » Hussein.
Selon le dirigeant syrien, « l’Irak traverse une véritable tragédie. C’est un pays occupé où l’État est absent et la sécurité et l’unité nationale sont menacées », a-t-il indiqué. « L’ancien régime irakien porte une lourde responsabilité dans ce qui se passe actuellement en Irak », a souligné M. Khaddam. En outre, il a jugé « impossible » la création d’un État kurde dans le nord de l’Irak, car « tous les dirigeants kurdes rejettent cette idée, (...) et tous les pays voisins, la Syrie, la Turquie et l’Iran, sont opposés au morcellement de l’Irak », a-t-il affirmé.
La Syrie est soumise à des pressions américaines depuis la chute du régime irakien de Saddam Hussein. Les États-Unis ont accusé la Syrie de laisser passer des hommes armés par sa frontière avec l’Irak pour combattre les forces de la coalition qu’ils dirigent.


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