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Sri Lanka La Norvège suspend sa médiation de paix à Colombo

La Norvège a suspendu hier ses efforts pour mettre fin à trois décennies de conflit meurtrier entre la rébellion tamoule et le gouvernement du Sri Lanka, tant que la présidente et son rival, le Premier ministre, n’auront pas résolu leur confrontation au sommet. La présidente, Chandrika Kumaratunga, a toutefois souhaité une poursuite du processus de paix en dépit du gel de la médiation scandinave qui a fait plonger la Bourse de Colombo de 7 %, les investisseurs craignant des élections anticipées.
Clôturant des entretiens cette semaine avec les protagonistes du conflit dans l’île, le vice-ministre norvégien des Affaires étrangères, Vidar Helgesen, a déclaré ne pouvoir rien faire sans savoir qui était aujourd’hui en charge à Colombo. Le Sri Lanka a été plongé dans une crise politique sans précédent, il y a dix jours, par le renvoi de trois ministres, dont celui de la Défense, et la suspension du Parlement par Mme Kumaratunga. Celle-ci a accusé le Premier ministre, ancien chef de l’opposition devenue majoritaire au Parlement en 2001, de compromettre la sécurité nationale en faisant trop de concessions aux insurgés tamouls.
Toutes les parties au conflit se sont engagées à maintenir un cessez-le-feu conclu en février 2002 sous les auspices d’Oslo malgré la crise. Mais le médiateur norvégien a noté que la trêve signée entre les rebelles et le gouvernement sri lankais allait devenir « de plus en plus difficile à maintenir dans un vide politique » et en l’absence de progrès. « Il n’y a pas de paix stable au Sri Lanka », a-t-il averti. Mme Kumaratunga avait déjà déclaré, sous la pression internationale, qu’elle respecterait la trêve et ne relancerait pas la guerre avec les insurgés après deux décennies de conflit qui ont fait plus de 60 000 morts. En tant que ministre de la Défense, elle a ordonné que les forces de sécurité coopèrent totalement avec les Scandinaves qui veillent au respect de la trêve. Elle a demandé au Premier ministre de poursuivre les pourparlers avec les Tigres tamouls. Mais les Norvégiens ont souligné que M. Weckremesinghe était de fait hors-jeu après avoir été privé du contrôle de l’armée et de la police. La présidente a aussi relancé son appel à un gouvernement d’union nationale, déjà rejeté par le Premier ministre.
Prévue avant que la crise n’éclate à Colombo, la médiation norvégienne visait à remettre sur les rails le processus de paix, pour lequel la communauté internationale a promis 4,5 milliards de dollars.
La Norvège a suspendu hier ses efforts pour mettre fin à trois décennies de conflit meurtrier entre la rébellion tamoule et le gouvernement du Sri Lanka, tant que la présidente et son rival, le Premier ministre, n’auront pas résolu leur confrontation au sommet. La présidente, Chandrika Kumaratunga, a toutefois souhaité une poursuite du processus de paix en dépit du gel de la médiation scandinave qui a fait plonger la Bourse de Colombo de 7 %, les investisseurs craignant des élections anticipées.Clôturant des entretiens cette semaine avec les protagonistes du conflit dans l’île, le vice-ministre norvégien des Affaires étrangères, Vidar Helgesen, a déclaré ne pouvoir rien faire sans savoir qui était aujourd’hui en charge à Colombo. Le Sri Lanka a été plongé dans une crise politique sans précédent, il y a dix...