Cette zone n’est guère facile à appréhender et chacun y est allé de son option tactique. Cammas et Proffit n’ont pas trop hésité, ils sont allés vers l’Ouest, pas jusqu’à la fenêtre idéale (entre 28° et 30° Ouest), mais au fur et à mesure que le trimaran descend en latitude (il était par 03° 07’ Nord), ils se rapprochent de la bonne longitude puisqu’ils étaient par 27° 24’ Ouest.
Si cela continue de la sorte, les deux Franck peuvent déjà commencer à se préparer à une arrivée rapide et triomphante sur Salvador. « On est à 11 nœuds et le ciel redevient bleu », a dit Franck Cammas, selon son service de presse, signifiant par là qu’il avait fait le plus dur.
Derrière, Géant de Michel Desjoyeaux et Hervé Jan, rétrogradés à la 4e place, semble payer le prix d’un passage très Est (25°02’ de longitude Ouest), encore que l’écart (1 mille de différence) sur Sergio Tacchini de Karine Fauconnier et Damian Foxall ne veuille pas dire grand-chose.
Plus intéressant à suivre, Biscuits La Trinitaine-Chauss Europ de Marc Guillemot et Yann Guichard (5e), qui est vraiment bien positionné en longitude (26°24’ Ouest) et dont le retard réside essentiellement sur une position plus haute (06°13’ Nord), un handicap qui pourrait bien être comblé rapidement.
Les vitesses instantanées relevées lors de ce point de 17h00 GMT montrent que Groupama progressait à 11,4 nœuds, Belgacom à 6,0 n, Sergio Tacchini à 1,2 n, Géant à 1,1 n et La Trinitaine à 11,9 n. Les prochaines 24 heures promettent donc d’être éprouvantes pour les nerfs des skippeurs.
En monocoques, Dick et Abiven (Virbac) poursuivent leur cavalier seul. Ils sont ralentis par le pot au noir, mais ce sera pareil pour leurs poursuivants. Plus qu’en multicoques, le facteur chance pour éviter les calmes est important car il est plus difficile de s’en extraire.

