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Le centre Saint-Charbel reçoit Andrée Lahoud

C’était hier au tour du centre Saint-Charbel de Baabdate d’accueillir l’épouse du chef de l’État, Andrée Lahoud. Le centre, tenu par les religieuses des Saint-Cœurs, a une histoire particulière que sœur Yolla Nasr, sa directrice actuelle, a rapportée, tout en faisant visiter à la Première dame les différentes parties de cet immeuble construit en pierre de taille et qui, de l’extérieur, ressemble à l’une des coquettes villas de Baabdate.
Le centre Saint-Charbel, a raconté sœur Yolla Nasr, a été fondé sur le désir d’une religieuse de la Congrégation des Saints-Cœurs, Sr Marie Abel, de son vrai nom Marie Kamari, une religieuse originaire de Hammana donnée pour mourante en 1947 des suites d’un ulcère irrémissible et d’une décalcification totale qui avait provoqué le déchaussement de toutes ses dents et la déformation de sa colonne vertébrale.
Opérée à deux reprises, sans succès, Sr Marie Abel avait fini par devenir grabataire. En 1950, à la suite d’un rêve, elle demande à être transportée sur la tombe du saint thaumaturge, dont la réputation commençait à se répandre dans le monde entier. C’est là que, priant avec ferveur pour sa guérison, elle constate que, sur le marbre de la plaque tombale, suintent quelques gouttes d’eau. Constatant, à son étonnement, que personne de les recueille, elle les essuie avec son mouchoir puis, plongeant sa main dans la fausse poche de sa tunique, en essuie son ventre. Une violente douleur puis quelque chose comme un courant d’un extraordinaire bien-être parcourent son corps. La guérison est immédiate. L’instant d’après, elle est debout et se remet à marcher, après avoir été alitée quatorze années durant. La guérison miraculeuse sera l’une de celles qui seront retenues pour la canonisation de saint Charbel.
Sœur Marie Abel a vécu 36 ans après sa guérison. Cette femme d’une énergie indomptable (sur son lit de malade, elle s’était arrangée pour écrire avec ses orteils) fonda une maison d’accueil pour les jeunes ouvrières des filatures Esseily, à Sadd Bauchrieh, avant de diriger un dispensaire de sa congrégation à Baabdate. Grâce à son rayonnement et à l’étonnante guérison dont elle avait reçu la grâce, elle parvint à réunir autour d’elle un certain nombre d’amis et de bénévoles. « Vive, pétillante, bonne », au témoignage de ces derniers, elle s’éteignit en 1989, à l’âge de 76 ans, après s’être fait promettre par son cercle d’amis qu’on ferait de son mieux pour construire un foyer. Dix ans plus tard, cette dernière volonté s’est concrétisée grâce aux aides – gratuites ou à prix coûtant – d’architectes, d’entreprises de travaux, de concessionnaires électriques, et de tout genre de donateurs et d’artisans.
Au nom de sœur Angèle Saliba, la supérieure des religieuses des Saints-Cœurs, sœur Yolla Nasr a remercié Mme Lahoud pour son appui constant au centre, qui abrite 35 enfants dont les âges varient entre 4 et 15 ans, et pour son action en général au service de la dignité de l’enfant. Elle a rappelé que le centre bénéficie du discret patronage d’un comité d’amis, qu’il est d’abord une maison de prière, ensuite un foyer proprement dit, et accessoirement, un centre de formation et occasionnellement d’accueil totalement ouvert sur son environnement, l’école et la paroisse.
C’était hier au tour du centre Saint-Charbel de Baabdate d’accueillir l’épouse du chef de l’État, Andrée Lahoud. Le centre, tenu par les religieuses des Saint-Cœurs, a une histoire particulière que sœur Yolla Nasr, sa directrice actuelle, a rapportée, tout en faisant visiter à la Première dame les différentes parties de cet immeuble construit en pierre de taille et qui, de l’extérieur, ressemble à l’une des coquettes villas de Baabdate.Le centre Saint-Charbel, a raconté sœur Yolla Nasr, a été fondé sur le désir d’une religieuse de la Congrégation des Saints-Cœurs, Sr Marie Abel, de son vrai nom Marie Kamari, une religieuse originaire de Hammana donnée pour mourante en 1947 des suites d’un ulcère irrémissible et d’une décalcification totale qui avait provoqué le déchaussement de toutes ses...