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France Clubbing et nuits coquines : Paris la tolérante défend son rang(PHOTO)

Avec une centaine de discothèques, de cabarets et de bars musicaux, le «Paris by night» entretient sa renommée, du Cancan de la Belle Époque à la « French touch » électronique, porté par une ouverture d’esprit et une tolérance longtemps enviées par les autres capitales. À l’ombre de la tour Eiffel transformée en boule disco par 20000 feux scintillants, la ville lumière propose toutes les nuits de l’année une affiche étonnante de diversité, capable de répondre aux attentes de tous les noctambules. «Paris s’est toujours singularisé par son extrême liberté. Tout est permis: il suffit de connaître l’adresse!», résume le journaliste Frédéric Taddei, qui fait découvrir depuis cinq ans toutes les facettes de la nuit parisienne sur une chaîne câblée, Paris-Première. Les derniers avatars du «Paris by night» s’inscrivent résolument dans une frivolité coquine : jusqu’ici confiné aux arrières-boutiques glauques des sex-shops de Pigalle ou de la rue Saint-Denis, le strip-tease s’est offert, en moins de deux ans, trois enseignes dans les beaux quartiers. Dans le même temps, plusieurs nouveaux clubs échangistes ont fleuri, profitant d’un engouement décomplexé pour la chose libertine. Les autorités veillent cependant: mis en cause dans une enquête pour proxénétisme, le «Baron», cabaret de luxe proche des Champs-Elysées, un des hauts lieux de la nuit parisienne depuis quinze ans, vient d’être fermé.
La scène gay participe aussi à l’éclectisme: avec une centaine d’établissements spécialisés dont 15 saunas et autant de sex-clubs, Paris est devenu une étape incontournable. Et se distingue en accueillant l’unique bar gay d’Europe où la nudité est obligatoire.
Si Paris souffre probablement de la vacance de princes de la nuit ou de lieux emblématiques comme le fut «Le Palace», l’inventaire des «dance floors», ouverts 7 nuits sur 7, reste conséquent. Même en semaine, la programmation réserve des surprises avec des DJ de renommée internationale aux platines du «Queen», du «Gibus», du «Red Light», du «Rex Club», des «Folie’s Pigalle» voire du «287», le seul club «parisien» au-delà du boulevard périphérique. Depuis trois ans, les « afters » permettant de prolonger la fête jusqu’à midi sont proposés par de nombreux clubs. Certains bars musicaux contraints de fermer à 2h00 du matin font un pied de nez à la loi en rouvrant dès 4h00. Si les branchés et les célébrités ont délaissé, pour le moment, les mythiques «Bains-douches», ils se donnent rendez-vous à «L’Étoile» et au «VIP». La jet-set aristocratique, elle, préfère le sélect «Ritz-Club» et l’éternel «Castel», tandis que «Le Balajo», dans le quartier de la Bastille, accueille depuis 1936 les amateurs de bal-musette. Candidat au trône de roi des nuits parisiennes alors que Régine vient d’abdiquer, le chanteur Johnny Hallyday vient d’ouvrir une discothèque à Montparnasse avec l’ambition de faire souffler sur Paris la démesure estivale d’Ibiza. «À Paris ou ailleurs, la nuit est devenue une industrie avec une inévitable disparition de son âme festive et généreuse dont Fabrice Eamer, le créateur du “Palace”, est toujours l’incarnation. Résultat: la rentabilité prime...», regrette pourtant Éric Dahan, spécialiste de la nuit au quotidien Libération. «Paris est sans doute la capitale où il y a le plus de fêtes, plusieurs chaque jour!, rétorque Frédéric Taddei. La réglementation stricte de la publicité en France pour l’alcool et le tabac incite les marques à parrainer des soirées. Du coup, elles sont très faciles à organiser et peuvent bénéficier d’une débauche de moyens.»
Avec une centaine de discothèques, de cabarets et de bars musicaux, le «Paris by night» entretient sa renommée, du Cancan de la Belle Époque à la « French touch » électronique, porté par une ouverture d’esprit et une tolérance longtemps enviées par les autres capitales. À l’ombre de la tour Eiffel transformée en boule disco par 20000 feux scintillants, la ville lumière propose toutes les nuits de l’année une affiche étonnante de diversité, capable de répondre aux attentes de tous les noctambules. «Paris s’est toujours singularisé par son extrême liberté. Tout est permis: il suffit de connaître l’adresse!», résume le journaliste Frédéric Taddei, qui fait découvrir depuis cinq ans toutes les facettes de la nuit parisienne sur une chaîne câblée, Paris-Première. Les derniers avatars du «Paris by...