Algérie Une longue grève menace de paralyser l’enseignement
le 11 novembre 2003 à 00h00
Le bras de fer qui oppose depuis cinq semaines le gouvernement et les professeurs de lycées risque de paralyser l’enseignement algérien avec l’entrée en lice de la puissante centrale syndicale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), qui a brandi une menace de grève. La situation s’est encore envenimée dimanche avec le refus du gouvernement d’agréer l’un des deux syndicats autonomes, à l’avant-garde du mouvement de contestation des professeurs, le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST). À l’appel du CNAPEST et du Conseil des lycées d’Alger (CLA), autre organisation non agréée par les autorités, les professeurs des lycées sont en grève depuis cinq semaines à l’appui de revendications salariales. Ces deux organisations sont fortement soutenues par les professeurs qui font bloc derrière elles, exprimant un ras-le-bol longtemps contenu et dénonçant des « salaires de misère ». Un professeur avec plus de 10 ans d’expérience a un salaire de 10 000 dinars (112 euros), alors que le salaire minimum est actuellement de 8 000 dinars (89 euros) avant de passer à 10 000 au 1er janvier 2004. La grogne, partie d’Alger, dès la rentrée scolaire à la mi-septembre, a fait tache d’huile et gagné une grande partie des établissements du reste de l’Algérie. Le ministre de l’Éducation nationale, Boubekeur Benbouzid, soutenu par le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia, arguant que le CNAPEST et le CLA ne sont pas agréés par les autorités, a jugé la grève « illégale » et refuse de les recevoir. En outre, l’entrée en lice de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE) qui a déposé un préavis de grève de quatre jours à partir du 16 novembre, reconductible à partir du 1er décembre, fait planer le spectre d’une année blanche et inquiète les parents. La situation est complètement bloquée, chaque partie campant sur ses positions et aucune solution ne se profile à l’horizon, à moins que le gouvernement ne cède sur les salaires pour permettre la reprise des cours, comme le laissent entendre des journaux, selon lesquels les autorités seraient d’accord pour des augmentations de salaire.
Le bras de fer qui oppose depuis cinq semaines le gouvernement et les professeurs de lycées risque de paralyser l’enseignement algérien avec l’entrée en lice de la puissante centrale syndicale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), qui a brandi une menace de grève. La situation s’est encore envenimée dimanche avec le refus du gouvernement d’agréer l’un des deux syndicats autonomes, à l’avant-garde du mouvement de contestation des professeurs, le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST). À l’appel du CNAPEST et du Conseil des lycées d’Alger (CLA), autre organisation non agréée par les autorités, les professeurs des lycées sont en grève depuis cinq semaines à l’appui de revendications salariales. Ces deux organisations sont fortement...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.