Prenant la parole, Saïd Akl a mis l’accent sur un trait dominant dans tous les écrits de Jean Salmé: « Dans tous ses articles, je n’ai jamais pu relever aucun sentiment de haine ou des propos négatifs. Rien que de l’amour et du positif. J’aurais tant aimé que la presse dans son ensemble ne nous présente plus que du positif au lieu de nous rapporter toujours des faits, des incidents ou des situations qui dérangent et qui choquent comme par exemple un jeune homme qui a tué sa mère, ou un époux sa femme. La presse pourrait mettre en relief des actes de générosité ou d’amour qui changeraient le monde ».
Et d’ajouter: « Ce prix a peu de valeur par rapport aux écrits de Jean Salmé... ».
De son côté, M. Salmé s’est adressé à Saïd Akl et au public en ces termes: « Certains croient que Saïd Akl n’a d’autre souci que de rêver et qu’il se perd dans un monde imaginaire. Et moi, je suis sûr qu’il en est ainsi. Car je sais que tout commence par un rêve puis devient réalité ».
« L’avion fut d’abord un rêve, le sous-marin aussi; il en fut ainsi de toutes les grandes réalisations. Moi-même, j’ai longtemps rêvé de recevoir le prix Saïd Akl. Voilà qu’aujourd’hui, mon rêve se réalise. J’avoue que mon bonheur n’aurait pas été plus grand si j’avais été élu à l’Académie française, parmi les 40 immortels de cette académie. Car je considère que ce prix est unique en son genre », a-t-il poursuivi.
Et M. Salmé de conclure: « Non seulement c’est le seul prix au monde qui est décerné chaque semaine par un poète qui ne peut être compté parmi ceux qui possèdent une fortune colossale, mais c’est surtout un prix noble qui détient sa noblesse de celui qui le décerne. Il n’a pas pour but d’expier le sang des innocents qui a coulé après la découverte de la dynamite par Nobel, d’où le nom du prix Nobel. C’est un prix décerné par Saïd Akl lui-même, cet illustre poète qui subjugue le monde entier, qui fascine et séduit tous ceux qui l’approchent ou le lisent, qui rayonne au firmament des poètes ».
Un cocktail a suivi la remise des prix.

