Battu à domicile pour la 1re journée par l’Inter Milan (3-0), tenu en échec ensuite au Lokomotiv Moscou, puis de nouveau défait par Kiev (2-1), Arsenal est encore passé tout près d’une grosse désillusion.
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tout tenté. Robert Pires, omniprésent, Thierry Henry, trop perfectionniste, ou encore Freddie Ljungberg, inspiré, ont souvent pris le meilleur sur leurs adversaires. Mais ce qui réussit aux Gunners en championnat semble leur échapper en C1.
Jusqu’à la 88e minute et un centre de Sylvain Wiltord, entré à la place de Ljungberg. Le ballon était prolongé de la tête par Henry et Cole délivrait les siens, et le public, d’une tête plongeante. Arsenal mettait ainsi fin à une série de huit matchs de C1 sans victoire.
« On me reproche souvent de trop monter et de ne pas assez défendre. Je suis heureux d’avoir marqué celui-là, j’avais eu quelques occasions cette saison et je les avais manquées », explique Cole, auteur de son premier but en 28 matchs européens.
Groupe serré
« Ashley est un véritable combattant et de plus il a le sens du placement », commente Arsène Wenger, avouant qu’il n’avait « jamais perdu espoir ».
« Le match était parfois frustrant. Nous n’avons pas pu tirer profit des quelques ouvertures et nous avons trop cherché la balle parfaite, ajoute le technicien français. Mais j’y ai toujours cru car les joueurs étaient surmotivés, ils ont tout donné. »
Toujours en queue du groupe B, mais revenu à deux points du 2e Kiev et trois du leader l’Inter Milan, tenu en échec (1-1) de son côté par le Lokomotiv Moscou, Arsenal devra vaincre en Italie pour mettre toutes les chances de son côté. Ce que les Gunners avaient réussi en novembre 2002, s’imposant 3-1 à l’AS Rome.
Mais un nul, suivi d’une victoire lors de la dernière journée contre Moscou, pourrait encore être suffisant pour les qualifier.
« Ce groupe B est de grande qualité, très serré. Chaque équipe a une chance de se qualifier, résume un Wenger soulagé. On est encore vivant, cette victoire c’est celle de l’espoir ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine