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Égypte Washington défend son ambassadeur au Caire face à la presse

Les États-Unis ont pris lundi la défense de leur ambassadeur au Caire David Welch, en difficulté face à la presse égyptienne à la suite de propos controversés sur l’impartialité de cette dernière. « L’ambassadeur Welch est un défenseur clair et ferme d’une presse libre et responsable », a déclaré le porte-parole adjoint du département d’État (Affaires étrangères) américain, Adam Ereli. « Nous soutenons ce qu’il a dit et estimons que ses commentaires ont été faits dans un esprit d’amitié et d’intérêt mutuel pour la liberté de presse », a affirmé le porte-parole.
Le syndicat des journalistes égyptiens a renouvelé dimanche son appel à boycotter le représentant des États-Unis et a demandé au ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher de convoquer l’ambassadeur américain pour l’informer de la colère de la presse. Lors d’une conférence le 20 octobre à l’Université américaine du Caire, M. Welch avait déploré certains « articles regrettables » de la presse égyptienne, « véhiculant les théories du complot ou attaquant les États-Unis en des termes très hostiles » et « non professionnels ».
Polémique entre le gouvernement
et al-Azhar à propos
de l’interdiction d’un livre
La mise à l’index d’un livre sur la femme et l’amour par l’institution islamique d’al-Azhar provoque des remous en Égypte, où les autorités refusaient hier de le retirer du marché, tandis que des voix s’élevaient pour défendre la liberté d’expression. Le président de l’autorité générale égyptienne du Livre, relevant du ministère de la Culture, M. Samir Sarhane, a déclaré que son institution « ne retirera pas le livre du marché en dépit de la demande d’al-Azhar ». Le Centre de recherches islamiques d’al-Azhar, la principale autorité de l’islam sunnite, avait mis à l’index lundi le livre Commandements sur l’amour de la femme, du poète égyptien Ahmed al-Chahawi, affirmant qu’il « contient des commandements appelant la femme à s’oublier dans la passion, glorifie le plaisir charnel et cite des versets du Coran hors de leur contexte ».
« Al-Azhar n’a pas le droit de saisir un livre, il peut juste recommander cela, mais ses recommandations ne sont pas contraignantes », a ajouté M. Sarhane.
Les États-Unis ont pris lundi la défense de leur ambassadeur au Caire David Welch, en difficulté face à la presse égyptienne à la suite de propos controversés sur l’impartialité de cette dernière. « L’ambassadeur Welch est un défenseur clair et ferme d’une presse libre et responsable », a déclaré le porte-parole adjoint du département d’État (Affaires étrangères) américain, Adam Ereli. « Nous soutenons ce qu’il a dit et estimons que ses commentaires ont été faits dans un esprit d’amitié et d’intérêt mutuel pour la liberté de presse », a affirmé le porte-parole.Le syndicat des journalistes égyptiens a renouvelé dimanche son appel à boycotter le représentant des États-Unis et a demandé au ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher de convoquer l’ambassadeur américain pour...