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BCE Trichet se place dans la continuité de Duisenberg

Le Français Jean-Claude Trichet a choisi de se placer d’emblée dans la continuité de son prédécesseur Wim Duisenberg lors sa première apparition publique, hier à Athènes, en tant que nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE).
S’exprimant à l’occasion des célébrations du 75e anniversaire de la Banque de Grèce, Trichet, en fonctions depuis samedi, a affirmé qu’il voulait promouvoir un euro « crédible » et perpétuer l’héritage de son prédécesseur insistant sur l’unité.
« Nous sommes une équipe monétaire profondément unie », a-t-il déclaré à propos du directoire de la BCE et de son Conseil des gouverneurs, composé des dirigeants des banques centrales de la zone euro et décisionnaire en matière de taux d’intérêt.
L’ancien gouverneur de la Banque de France, qui prend pour huit ans les commandes de la BCE à un moment où la zone euro est en panne de croissance, s’est limité pour cette première intervention à quelques brèves remarques, évitant également tout contact direct avec la presse.
Rappelant l’action de Wim Duisenberg, parti à la retraite à l’âge de 68 ans, Jean-Claude Trichet a confirmé sa volonté de « maintenir cet héritage ». « Ce que nous voulons promouvoir, c’est une monnaie crédible » qui soit « une contribution majeure à la croissance et la création d’emplois », a-t-il ajouté.
M. Trichet doit présider pour la première fois jeudi à Francfort la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE.
Les marchés s’attendent de manière quasiment unanime à un maintien à 2 % de son taux directeur.
Avec son franc-parler habituel, M. Duisenberg avait pris congé de la BCE en lançant une mise en garde sur le « désastre » que constituerait la disparition du Pacte de stabilité, menacé à ses yeux par le dérapage des déficits notamment en France et en Allemagne.
Dans des termes plus feutrés, M. Trichet avait pour sa part appelé à « faire tout le nécessaire », y compris en matière « de politique budgétaire », pour renforcer la confiance en zone euro, dans une interview diffusée vendredi alors qu’il n’était pas encore officiellement en poste.
Le Français Jean-Claude Trichet a choisi de se placer d’emblée dans la continuité de son prédécesseur Wim Duisenberg lors sa première apparition publique, hier à Athènes, en tant que nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE).S’exprimant à l’occasion des célébrations du 75e anniversaire de la Banque de Grèce, Trichet, en fonctions depuis samedi, a affirmé qu’il voulait promouvoir un euro « crédible » et perpétuer l’héritage de son prédécesseur insistant sur l’unité.« Nous sommes une équipe monétaire profondément unie », a-t-il déclaré à propos du directoire de la BCE et de son Conseil des gouverneurs, composé des dirigeants des banques centrales de la zone euro et décisionnaire en matière de taux d’intérêt.L’ancien gouverneur de la Banque de France, qui prend pour huit...