Environnement Un projet de décharge à Monsef soulève un tollé général
le 29 octobre 2003 à 00h00
Un projet de construction d’une décharge sanitaire à Monsef, dans le caza de Jbeil, a soulevé hier de vives protestations de la part des présidents des municipalités de ce caza. Une réunion a été organisée pour soulever ce problème, à laquelle a notamment participé le député du Kesrouan, Mansour el-Bone. Les protestataires ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’Environnement, Farès Boueiz, dans laquelle ils s’étonnent « du choix de Monsef pour la création d’une décharge, alors que des millions de dollars ont été consacrés pour la réhabilitation de l’ancien dépotoir de Hbéline, qui peut encore accueillir les déchets du caza pour plusieurs années ». M. el-Bone a, pour sa part, estimé que la décision de fermeture du dépotoir de Hbéline et l’ouverture d’une nouvelle décharge dans le site d’une ancienne carrière à Monsef est « davantage motivée par des considérations politiques que techniques ». Il a considéré que cette décharge était « une faveur accordée au propriétaire de cette ancienne carrière après l’arrêt de son exploitation », ajoutant qu’« après la rupture du contrat avec Sukleen, certains préparent le terrain à l’ouverture de nouvelles sociétés de collecte qui seraient gérées par leurs proches ». Pour sa part, le président du conseil municipal de Monsef, Aref Mansour, a énuméré les raisons pour lesquelles le choix de ce site n’était pas acceptable. Selon lui, « la décharge est située en pleine zone résidentielle, à 200 mètres des premières maisons, à 40 mètres du couvent historique de Saint-Michel, à 300 mètres d’une région où ont été creusés trois puits artésiens, et à 450 mètres d’une école ». De plus, « cette décharge donne sur une région côtière touristique par excellence ». Abdallah Zakhia, président du comité de l’environnement à l’Ordre des avocats, a exprimé son inquiétude de l’existence d’un « marché douteux » qui consisterait, selon lui, à transformer les carrières désaffectées du pays en décharges. Il a souligné qu’il y avait au Liban des régions « bien plus aptes à accueillir des décharges que des zones touristiques comme Jounieh, Jbeil ou Nahr Ibrahim ».
Un projet de construction d’une décharge sanitaire à Monsef, dans le caza de Jbeil, a soulevé hier de vives protestations de la part des présidents des municipalités de ce caza. Une réunion a été organisée pour soulever ce problème, à laquelle a notamment participé le député du Kesrouan, Mansour el-Bone. Les protestataires ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’Environnement, Farès Boueiz, dans laquelle ils s’étonnent « du choix de Monsef pour la création d’une décharge, alors que des millions de dollars ont été consacrés pour la réhabilitation de l’ancien dépotoir de Hbéline, qui peut encore accueillir les déchets du caza pour plusieurs années ».M. el-Bone a, pour sa part, estimé que la décision de fermeture du dépotoir de Hbéline et l’ouverture d’une nouvelle décharge dans le...
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