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Mystères Nouvelle expédition sur les traces de Lapérouse dans le Pacifique Sud

En 1788, au large d’une petite île de l’archipel des Salomon, les deux frégates de l’expédition du comte de Lapérouse ont fait naufrage. Dans quelles circonstances ? C’est ce que tente de découvrir depuis 20 ans une association de Nouvelle-Calédonie, espérant maintenant retrouver la sépulture du navigateur.
« Notre rêve serait de ramener les ossements de Lapérouse en France lors de Brest 2004 (rassemblement international de voiliers traditionnels) et de le faire enterrer pour qu’il termine enfin son voyage », espère Alain Conan, président de l’association Salomon. À la demande de Louis XVI, Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, quitte Brest le 1er août 1785 pour une expédition autour du monde avec les frégates L’Astrolabe et La Boussole.
Après deux ans et demi de navigation, Lapérouse fait parvenir son dernier rapport au maréchal de Castries, ministre de la Marine, depuis Botany Bay (Australie), et met le cap à l’est le 10 mars 1788. On ne le reverra plus.
Le destin du navigateur resta mystérieux jusqu’en 1827, année où l’Irlandais Peter Dillon localisa l’épave de La Boussole au large de l’île de Vanikoro aux îles Salomon. Les épaves furent identifiées quelques mois plus tard par Dumont d’Urville. Depuis 1981, les membres de l’association Salomon tentent de comprendre ce qui s’est réellement passé, il y a plus de deux siècles, au large de cette minuscule île du Pacifique Sud, grâce à des campagnes de fouilles en mer et sur terre. Plus d’un millier d’objets – vaisselle, verroterie, armes, monnaie – dont certains sont exposés au Musée Lapérouse d’Albi, ville natale du navigateur, ont été remontés des sites avant d’être restaurés.
Lors de la campagne de 1999, l’association découvre à terre une série d’objets de l’époque, attestant que des survivants avaient établi un camp et qu’ils y avaient construit un bateau de secours. Selon la mémoire orale des habitants de Vanikoro, les rescapés du naufrage seraient restés « six à huit lunes » à terre.
Le mois prochain, grâce à du matériel de fouille sophistiqué, l’association Salomon veut explorer totalement la surface de ce « camp des Français » d’un peu plus de 2 km carrés, dans l’espoir notamment d’y retrouver un cimetière. « Nous pensons que Lapérouse a pu survivre au naufrage, mais qu’il est sans doute mort à terre. En 1788, il avait alors 47 ans, il avait écrit à sa nièce, disant qu’on n’allait plus le reconnaître et qu’il était en mauvaise santé », explique Alain Conan. Plus de 60 personnes – plongeurs, scientifiques, archéologues, journalistes – participent à cette campagne. L’idéal pour l’association serait de déterrer l’épée ou des boutons de l’uniforme de Lapérouse pour être sûr qu’il s’agit bien de sa sépulture.
Toutefois, des ossements pourraient aussi être identifiés grâce à des traces d’ADN, qu’il faudrait comparer avec celles d’un descendant d’une des sœurs de Lapérouse, en relation avec l’association Salomon.
En 1788, au large d’une petite île de l’archipel des Salomon, les deux frégates de l’expédition du comte de Lapérouse ont fait naufrage. Dans quelles circonstances ? C’est ce que tente de découvrir depuis 20 ans une association de Nouvelle-Calédonie, espérant maintenant retrouver la sépulture du navigateur.« Notre rêve serait de ramener les ossements de Lapérouse en France lors de Brest 2004 (rassemblement international de voiliers traditionnels) et de le faire enterrer pour qu’il termine enfin son voyage », espère Alain Conan, président de l’association Salomon. À la demande de Louis XVI, Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, quitte Brest le 1er août 1785 pour une expédition autour du monde avec les frégates L’Astrolabe et La Boussole.Après deux ans et demi de navigation, Lapérouse fait...