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Le XV de France lève le doigt(PHOTO)

Sa large victoire face à l’Écosse (51-9) samedi à Sydney légitime les ambitions du XV de France qui constitue un candidat crédible à la victoire en Coupe du monde 2003 de rugby derrière la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre et l’Australie.
Bas les masques ! Depuis le début de la Coupe du monde, les Français, déjà larges vainqueurs des Fidji (61-18) puis du Japon (51-29), semblaient absents des spéculations sur l’identité du futur champion du monde, concentrées autour des Anglais, des All Blacks, des Wallabies, voire des Springboks depuis leur défaite « étroite » face à l’Angleterre (25-6) le 18 octobre à Perth. La performance accomplie face aux Écossais, certes parsemée de quelques imperfections, a fait évoluer les choses, et la presse australienne se faisait largement l’écho dimanche matin de la démonstration française alors que la cote remontait sérieusement chez les bookmakers. « Nous sommes convaincus depuis le début que nous pouvons exister, souligne l’arrière Nicolas Brusque. Mais on ne fait pas attention à ce que les autres peuvent penser de nous ».

Préparation
Face aux Écossais, les Français ont démontré qu’ils possédaient des bases solides, notamment en conquête et en défense, et un buteur fiable, Frédéric Michalak, auteur de 26 points de moyenne par match depuis le début du Mondial. Au passage, ils ont étalé quelques progrès dans le domaine du jeu au pied et confirmé que le jeu, porté disparu depuis l’automne 2002, avait dépassé le stade du simple projet. Surtout, le XV de France, qui devra gommer certaines carences sur les renvois, a profité des trois premiers matches, et notamment de la victoire face aux Écossais, pour renforcer sa confiance dans la perspective de la phase finale.
Le quart de finale, qui aura lieu le dimanche 9 novembre à Melbourne, face au perdant d’Australie-Irlande, disputé le 1er novembre, constitue le prochain grand objectif.
D’ailleurs, les quinze joueurs, qui ont débuté face aux Écossais, seront soumis à partir de lundi à une préparation physique différenciée afin d’aborder ce rendez-vous capital dans des conditions optimales.
Les quatorze autres, auxquels s’adjoindra à partir de mardi l’ailier David Bory, remplaçant de Garbajosa rentré en France, aura la charge de préparer l’ultime match de la première phase face aux États-Unis, vendredi à prochain à Wollongong, dans la grande banlieue sud de Sydney.

Changements
A priori, quinze changements devraient intervenir dans la composition de l’équipe qui affrontera les Américains. La seule petite incertitiude concerne le poste de pilier droit, où Sylvain Marconnet, de retour samedi après une blessure contractée le 24 septembre, pourrait bénéficier d’un match supplémentaire pour retrouver le rythme de la compétition, au détriment de Jean-Baptiste Poux.
Pour le reste, le pilier Olivier Milloud et le talonneur Yannick Bru devraient débuter en première ligne, devant l’attelage Brouzet-Auradou alors que la troisième ligne devrait être constituée de Sébastien Chabal, Christian Labit et Patrick Tabacco.
Dimitri Yachvili et Gérald Merceron devraient constituer la charnière, Damien Traille et Brian Liebenberg devraient être associés au centre, David Bory, s’il a récupéré du décalage horaire, et Pépito Elhorga pourraient débuter aux ailes, et Clément Poitrenaud à l’arrière.
Ce match face aux États-Unis devrait donc permettre à tous les joueurs de prendre part à l’aventure, en particulier Dimitri Yachvili et Brian Liebenberg, qui n’ont jamais figuré dans les 22, les titulaires et remplaçants inscrits sur la feuille de match.
Baptisée équipe « toasty » – pour la disponibilité forcée de ses membres à représenter leurs camarades dans les cocktails – cette formation aura pour objectif de bien terminer la première phase. Et de ne pas enrayer la dynamique positive sur laquelle surfe le XV de France depuis le début du Mondial.
Sa large victoire face à l’Écosse (51-9) samedi à Sydney légitime les ambitions du XV de France qui constitue un candidat crédible à la victoire en Coupe du monde 2003 de rugby derrière la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre et l’Australie.Bas les masques ! Depuis le début de la Coupe du monde, les Français, déjà larges vainqueurs des Fidji (61-18) puis du Japon (51-29), semblaient absents des spéculations sur l’identité du futur champion du monde, concentrées autour des Anglais, des All Blacks, des Wallabies, voire des Springboks depuis leur défaite « étroite » face à l’Angleterre (25-6) le 18 octobre à Perth. La performance accomplie face aux Écossais, certes parsemée de quelques imperfections, a fait évoluer les choses, et la presse australienne se faisait largement l’écho dimanche matin de la...