Distinction L’Odre du Cèdre à la cinéaste Randa Chahal-Sabbagh
le 21 octobre 2003 à 00h00
Projection, hier soir au palais de l’Unesco, du film de Randa Chahal-Sabbagh Le cerf-volant, prix du Lion d’argent, prix spécial du jury au Festival du film de Venise, en présence de M. Ghazi Aridi, ministre de la Culture, ainsi que de nombreuses personnalités. Salle comble pour ce film attendu avac impatience au Liban. Mais avant la projection, et au nom du chef de l’État, le ministre de la Culture a remis à la cinéaste libanaise les insignes de l’odre du Cèdre avec grade de chevalier. L’histoire du film est basée sur la séparation des villages dans le triangle frontalier israélo-syro-libanais du Golan. Dans le cadre austère des collines sèches, Lamia (Flavia Bechara), mariée contre son gré, vit une liaison amoureuse impossible avec un garde-frontière druze sous le drapeau israélien (Maher Bsaïbès). Le film raconte la passage de la jeune fille à travers les barbelés qui séparent Israël du Liban, c’est-à-dire son village de celui de son futur époux et cousin. Ces barbelés qui symbolisent surtout le passage de l’enfance à l’âge adulte, celui de la souffrance et de la brutalité, de la naissance à la mort (illustrés dans le film par des nouveau-nés et des cercueils). Le réalisateur emprunte gracieusement le ton du conte en mélant des pans de rêve, de réalité et d’humour. Il s’agit aussi d’un très beau récit sur le désespoir de l’homme, le caractère si fragile de la liberté, de la foi et du désir. Le cerf-volant touche par le côté si réaliste de ses songes. La force du regard des personnages et de leur visage déchire l’écran pour atteindre directement le spectateur. Quant à la musique, elle est tout simplement envoûtante. D.D.
Projection, hier soir au palais de l’Unesco, du film de Randa Chahal-Sabbagh Le cerf-volant, prix du Lion d’argent, prix spécial du jury au Festival du film de Venise, en présence de M. Ghazi Aridi, ministre de la Culture, ainsi que de nombreuses personnalités. Salle comble pour ce film attendu avac impatience au Liban.Mais avant la projection, et au nom du chef de l’État, le ministre de la Culture a remis à la cinéaste libanaise les insignes de l’odre du Cèdre avec grade de chevalier. L’histoire du film est basée sur la séparation des villages dans le triangle frontalier israélo-syro-libanais du Golan. Dans le cadre austère des collines sèches, Lamia (Flavia Bechara), mariée contre son gré, vit une liaison amoureuse impossible avec un garde-frontière druze sous le drapeau israélien (Maher Bsaïbès).Le film...
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