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Les Français heureux d’affronter les meilleurs des petits

La logique voudrait que les grands du rugby ne rêvent que de matchs le plus facile possible jusqu’à la phase finale de la Coupe du monde. Pas les Français. Ils se réjouissent de rencontrer le Japon qu’ils considèrent comme la « bonne surprise » de la première série de matches, demain, à Townsville, pour leur deuxième sortie de la poule B.
« Ça fait plaisir. On ne les attendait pas avec cet esprit-là et on voit qu’ils ont été capables de bousculer les Écossais, de leur faire peur à un moment », déclare le vice-capitaine et deuxième ligne Fabien Pelous.
« Ça crée un sentiment de bonheur, de fraîcheur de voir cette équipe. Ils osent. Même à la fin ils ont osé un peu trop », ajoute-t-il.
« Les soi-disant petites équipes ont des choses à faire valoir. Elles se sont qualifiées pour la Coupe du monde et ne viennent pas pour se coucher sur le terrain et prendre 100 points. »
Le Japon s’est certes incliné 32-11 mais il n’était mené que de trois points 14-11 à un quart d’heure de la fin du match et le centre Yannick Jauzion, auteur de trois essais contre les Fidji, se dit impressionné par leur ligne de trois-quarts.
« Les Japonais ont eu peu surpris tout le monde par leur enthousiasme et leur intelligence dans le jeu, déclare-t-il. Les trois-quarts sont très vifs, ils ont une bonne gestuelle, donc il va falloir faire attention. C’est bien parce que ça va nous permettre de travailler encore un petit peu plus et de peaufiner notre jeu. »

Bonne
ou mauvaise surprise ?
Côté encadrement, les analyses sont plus terre à terre.
« Les Japonais sont courageux, ils sont rapides, ils sont déterminés, notamment en défense. Ils sont bons plaqueurs. En attaque, ils jouent beaucoup sur leur vitesse et ils ont posé beaucoup de problèmes aux Écossais », dit l’entraîneur adjoint Jacques Brunel.
« Ils peuvent nous gêner si jamais nous ne jouons que sur un seul registre, le jeu par la force et par le défi physique dans un petit périmètre. Ils peuvent surtout nous gêner si nous les prenons à la légère, si on perd des ballons, si on ne met pas une pression suffisante sur le match. »
Le capitaine Fabien Galthié fait lui aussi dans le réalisme. « Contre le Japon, nous viserons la victoire et un point de bonus. Avant les quarts de finale, il ne nous reste que trois rencontres pour travailler nos automatismes : ce n’est pas énorme comme marge », dit-il.
« Attention, n’oublions pas que nous sommes des Latins, que notre travers est notre inconsistance. Donc, face au Japon, nous devrons être, avant tout, consistants. »
Comme souvent, le talonneur Raphaël Ibanez fait la synthèse avec humour, lui qui fut capitaine de l’équipe de France qui atteignit la finale de la Coupe du monde 1999 mais connut des matchs de poule difficiles notamment contre la Nambie.
« Ils n’ont pas gagné mais ils ont été la bonne surprise du premier tournoi, dit-il. Il ne faudrait pas que cette bonne surprise devienne pour nous une mauvaise surprise samedi. »
La logique voudrait que les grands du rugby ne rêvent que de matchs le plus facile possible jusqu’à la phase finale de la Coupe du monde. Pas les Français. Ils se réjouissent de rencontrer le Japon qu’ils considèrent comme la « bonne surprise » de la première série de matches, demain, à Townsville, pour leur deuxième sortie de la poule B.« Ça fait plaisir. On ne les attendait pas avec cet esprit-là et on voit qu’ils ont été capables de bousculer les Écossais, de leur faire peur à un moment », déclare le vice-capitaine et deuxième ligne Fabien Pelous.« Ça crée un sentiment de bonheur, de fraîcheur de voir cette équipe. Ils osent. Même à la fin ils ont osé un peu trop », ajoute-t-il.« Les soi-disant petites équipes ont des choses à faire valoir. Elles se sont qualifiées pour la Coupe du monde et ne...