Les dirigeants de la future UE élargie, réunis à Bruxelles, n’ont pas avancé dans les négociations sur la première Constitution européenne, semblant s’en remettre désormais à une proposition globale de compromis promise par la présidence italienne. Pour leur deuxième réunion en moins de deux semaines sur la future Constitution, les chefs d’État et de gouvernement ont pour l’essentiel répété leurs positions respectives, avant de passer dans l’après-midi à un sommet ordinaire consacré notamment à la relance économique européenne. « La réunion d’aujourd’hui n’a apporté aucun élément nouveau », a soupiré le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. « Je n’ai pas eu l’impression qu’il y ait eu un rapprochement des positions », a déclaré son homologue polonais Leszek Miller, principal opposant au projet de Constitution, préparé par la Convention sur l’avenir de l’Europe, avec le président du gouvernement espagnol José Maria Aznar. Selon un diplomate européen, M. Aznar a « répété mot pour mot ce qu’il avait dit à Rome », lors de l’ouverture des pourparlers le 4 octobre dernier. M. Juncker et son homologue belge Guy Verhofstadt, appuyés par le président français Jacques Chirac, sont à l’inverse montés au créneau pour défendre le projet de la Convention, selon la même source. Ils ont critiqué la méthode retenue par le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, pour conduire des discussions qui, selon M. Juncker, ne peuvent « pas se résumer à aligner des positions nationales ». « Ce n’est pas comme cela que l’on va trouver une solution », a renchéri M. Verhofstadt. Le commissaire européen Michel Barnier a lui aussi tiré la sonnette d’alarme. « Le temps qui est devant nous est très court », a-t-il souligné. Silvio Berlusconi a évoqué, quant à lui, devant ses pairs la possible tenue d’un nouveau rendez-vous des dirigeants européens à la mi-novembre. M. Berlusconi espère parvenir à un accord global sur la future Constitution lors d’un autre sommet européen à Bruxelles, les 12 et 13 décembre prochain, en vue de signer le nouveau traité début mai 2004 à Rome, 47 ans après l’acte fondateur de la construction européenne.
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Union européenne Le sommet de Bruxelles piétine sur la Constitution
le 17 octobre 2003 à 00h00
Les dirigeants de la future UE élargie, réunis à Bruxelles, n’ont pas avancé dans les négociations sur la première Constitution européenne, semblant s’en remettre désormais à une proposition globale de compromis promise par la présidence italienne. Pour leur deuxième réunion en moins de deux semaines sur la future Constitution, les chefs d’État et de gouvernement ont pour l’essentiel répété leurs positions respectives, avant de passer dans l’après-midi à un sommet ordinaire consacré notamment à la relance économique européenne. « La réunion d’aujourd’hui n’a apporté aucun élément nouveau », a soupiré le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. « Je n’ai pas eu l’impression qu’il y ait eu un rapprochement des positions », a déclaré son homologue polonais Leszek Miller, principal opposant au projet de Constitution, préparé par la Convention sur l’avenir de l’Europe, avec le président du gouvernement espagnol José Maria Aznar. Selon un diplomate européen, M. Aznar a « répété mot pour mot ce qu’il avait dit à Rome », lors de l’ouverture des pourparlers le 4 octobre dernier. M. Juncker et son homologue belge Guy Verhofstadt, appuyés par le président français Jacques Chirac, sont à l’inverse montés au créneau pour défendre le projet de la Convention, selon la même source. Ils ont critiqué la méthode retenue par le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, pour conduire des discussions qui, selon M. Juncker, ne peuvent « pas se résumer à aligner des positions nationales ». « Ce n’est pas comme cela que l’on va trouver une solution », a renchéri M. Verhofstadt. Le commissaire européen Michel Barnier a lui aussi tiré la sonnette d’alarme. « Le temps qui est devant nous est très court », a-t-il souligné. Silvio Berlusconi a évoqué, quant à lui, devant ses pairs la possible tenue d’un nouveau rendez-vous des dirigeants européens à la mi-novembre. M. Berlusconi espère parvenir à un accord global sur la future Constitution lors d’un autre sommet européen à Bruxelles, les 12 et 13 décembre prochain, en vue de signer le nouveau traité début mai 2004 à Rome, 47 ans après l’acte fondateur de la construction européenne.

