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Changes et Bourses Reprise du dollar à cause des propos de Duisenberg

Les propos tenus par le président de la BCE, Wim Duisenberg, à Moscou ont constitué le principal événement de la journée d’hier. Les marchés ont peut-être « mal compris » le communiqué du G7 du 20 septembre à Dubaï qui demandait plus de flexibilité sur les marchés des changes, a-t-il dit. Et d’ajouter qu’il n’y avait pas « de déclaration spécifique sur la parité euro-dollar » dans ce communiqué. Après cette mise au point du président de la BCE, l’euro ne tardait pas à plonger face au dollar sur des marchés calmes en raison de la fermeture des places US pour le Colombus Day et japonaises à l’occasion d’une fête nationale. Duisenberg, qui terminera son mandat à la fin du mois, avait déjà fait vivement réagir les marchés au début de la semaine dernière en propulsant l’euro vers la hausse après avoir qualifié, dans une déclaration au quotidien espagnol Expansion, l’ajustement de la hausse du dollar d’« inévitable ». Mais les propos d’hier ont suggéré que la BCE souhaiterait voir l’appréciation de l’euro se ralentir après les dommages causés à l’économie européenne par les commentaires précédents. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre de d’Istat que la production industrielle italienne a enregistré une baisse de 0,5 % en août sur juillet et de 3,7 % sur un an. Il en est de même de l’annonce par l’organisation patronale européenne UNICE que l’économie de la zone euro devrait connaître une croissance beaucoup trop lente en 2004 après une mauvaise année 2003. Les investisseurs, profondément déçus par ces nouvelles, ont été au contraire plus rassurés par les résultats d’une étude réalisée par 60 économistes US et publiée hier dans USA Today selon laquelle la croissance US devrait atteindre 5,4 % au 3e trimestre 2003. Dans ces conditions, le dollar devait être recherché, se négociant à New York sur un ton ferme à 1,1695 pour un euro contre 1,1805 vendredi dernier, à 108,95 yens contre 108,60, à 1,3225 FS contre 1,3120 mais à 1,6670 pour un sterling contre 1,6640.
En Bourse, les marchés US se sont installés dans le vert, dynamisés par des résultats trimestriels très encourageants chez Motorola et par la prévision de hausse de 3 à 5 % des ventes de Wal Mart en octobre. Ailleurs en Europe, la tendance était également à la hausse, soutenue par la baisse de l’euro favorable aux sociétés exportatrices et les projets allemands d’alléger la fiscalité des sociétés d’assurances.
À Beyrouth, l’engouement pour les certificats de dépôt émis par la BDL est resté entier, entraînant des achats de dollars à des cours variant entre 1 515,50 et 1 516 LL à cette fin, soit à un niveau largement supérieur au taux moyen indicatif fixé par elle à 1 507,50 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 13 730 actions A de Solidere de 4,09 à 4,16 $ et la baisse de 472 certificats GDR de la Blom Bank de 23 à 22,50 $, alors que 15 000 actions C de la Bank of Beirut et 17 000 actions C de la Byblos Bank se maintenaient à 7,82 $ et 1,67 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Les propos tenus par le président de la BCE, Wim Duisenberg, à Moscou ont constitué le principal événement de la journée d’hier. Les marchés ont peut-être « mal compris » le communiqué du G7 du 20 septembre à Dubaï qui demandait plus de flexibilité sur les marchés des changes, a-t-il dit. Et d’ajouter qu’il n’y avait pas « de déclaration spécifique sur la parité euro-dollar » dans ce communiqué. Après cette mise au point du président de la BCE, l’euro ne tardait pas à plonger face au dollar sur des marchés calmes en raison de la fermeture des places US pour le Colombus Day et japonaises à l’occasion d’une fête nationale. Duisenberg, qui terminera son mandat à la fin du mois, avait déjà fait vivement réagir les marchés au début de la semaine dernière en propulsant l’euro vers la hausse...