Rossi a devancé l’Espagnol Sete Gibernau (2e) et le Romain Max Biaggi (3e), ses dauphins eux aussi équipés de Honda. Ils arrivent dans l’ordre de leur classement au championnat du monde, ce qui conforte la position du trio de tête. Gibernau et Biaggi ne peuvent plus être rejoints et leur duel pour la deuxième marche du podium final semble avoir pris fin à Sepang puisqu’ils sont désormais séparés par 29 points.
La course a été d’une parfaite limpidité. Gibernau a pris le meilleur départ. Dès le deuxième tour, le désormais quintuple champion du monde, après ses sacres en 1997 (125 cc), 1999 (250 cc), 2001 (500 cc) et 2002 (MotoGP), Rossi, est venu se caler dans la roue de Gibernau. Il a attendu le moment qu’il a jugé opportun dans la huitième des vingt et une boucles à parcourir, pour dépasser le Catalan, impuissant face à l’attaque.
Rossi a ensuite déroulé jusqu’à l’arrivée, sans jamais creuser un écart sensible, mais en restant toujours vigilant. Derrière, Biaggi a bien tenté de ravir la deuxième place à Gibernau mais y a finalement renoncé aux deux tiers de l’épreuve.
En fin de course, Rossi n’a donné aucune indication sur son avenir, qui pourrait se décider mercredi à l’occasion d’une visioconférence entre Honda Europe, à Rome, et la direction générale de la marque, à Tokyo. On ignore si le verdict sera définitif et quand il sera rendu public.
Pedrosa a, de son côté, remporté son cinquième succès de la saison devant, dans l’ordre, le Finlandais Mika Kallio (KTM), qui a remplacé dans l’écurie autrichienne le Français Arnaud Vincent (Aprilia), champion du monde 2002, et l’Espagnol Jorge Lorenzo (Derbi), récent vainqueur du Grand Prix du Brésil.
Pedrosa a bénéficié de l’abandon sur ennuis mécaniques de son dernier rival, l’Italien Stefano Perugini (Aprilia). Ce dernier a passé un très mauvais week-end en Malaisie puisqu’il a chuté jeudi lors de la première journée d’essais et n’a pu se qualifier samedi qu’en 9e position, en pointe de la troisième ligne. Sa malchance a atteint un comble quand sa moto s’est arrêtée immédiatement après le troisième passage sur la ligne. Il demeure cependant dauphin du jeune Espagnol de 18 ans.
Derrière Pedrosa, Kallio, sur une KTM enfin très performante, a remporté le duel qui l’a opposé tout au long de la course à Lorenzo. Ils se sont livré à un perpétuel chassé-croisé sur les 19 tours de l’épreuve.
En 250 cc, l’Espagnol Toni Elias (Aprilia) a remporté la course largement détaché, s’affirmant comme l’homme de la fin de saison. Il obtient sa troisième victoire en quatre courses, après ses succès au Portugal et au Grand Prix du Pacifique, à Motegi (Japon).
Elias devance, dans l’ordre, le Saint-Marinais Manuel Poggiali (Aprilia), actuellement en tête du classement général provisoire des pilotes, et son compatriote et coéquipier de l’écurie Aprilia Movistar, Fonsi Nieto. L’Italien Roberto Rolfo (Honda), se classe 4e et le Français Randy de Puniet (Aprilia), 5e. Rien n’est encore définitif dans cette catégorie pour le podium final.


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