«J’ai toujours préféré la sculpture. Je me suis donnée au cinéma et je ne le regrette pas, mais quand le cinéma a changé, j’ai décidé de retrouver ma passion», a confié l’actrice jeudi, dans les grands salons de l’Hôtel de la Monnaie de Paris qui expose jusqu’au 7 décembre une quarantaine de ses œuvres.
Une rétrospective de son travail photographique et la projection permanente de Notre-Dame de Paris, dans lequel elle tenait le rôle d’Esmeralda sous la direction de Jean Delannoy, sont également proposées aux visiteurs.
«Je suis très heureuse de montrer mon travail à Paris qui m’a donné mon premier succès au cinéma», a ajouté Gina Lollobrigida qui a attendu près de vingt ans avant de dévoiler son travail de sculptrice.
« Je voulais me sentir prête », a expliqué l’actrice qui puise son inspiration dans ses «émotions et (ses) expériences». Plusieurs sculptures la représentent dans ses plus grands rôles dont la reine de Saba.
Ancienne élève de l’école des beaux-arts de Rome, Gina Lollobrigida a fait ses premiers pas au cinéma par hasard, après une rencontre avec Vittorio de Sica. Après soixante films, l’actrice est revenue à ses premières amours artistiques avec la photographie, une reconversion récompensée par le prestigieux prix Nadar en 1973. Au début des années 80, Gina Lollobrigida s’est consacrée uniquement à la sculpture.
L’actrice-sculptrice se dit « nostalgique d’un cinéma qui faisait rêver », confiant qu’elle ne croit pas revenir à l’écran « sauf pour une seule raison » qu’elle s’est refusée à dévoiler.


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