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David Millar, nouveau champion du monde du contre-la-montre

David Millar a levé le poing vers le ciel de Hamilton en franchissant la ligne d’arrivée du contre-la-montre qu’il a dominé hier de toute sa classe. À 26 ans, le Britannique s’est emparé du maillot arc-en-ciel de champion du monde qui constituait le grand objectif de sa saison. Il a devancé de près d’une minute et demie l’espoir australien Michaël Rogers et le vétéran allemand Owe Peschel.
Un titre mondial qui semble lancer définitivement la carrière d’un jeune champion, âgé de 26 ans.
L’avis du peloton est unanime concernant Millar : il est l’un des très grands talents actuels, et si ses progrès dans tous les secteurs du cyclisme, si la discipline à laquelle il s’astreint depuis un an n’ont pas été récompensées dans le dernier Tour de France, il s’est grandement rattrapé dans ce rendez-vous mondial qu’il a préparé en septembre sur les routes du Tour d’Espagne.
« Ces derniers dix jours, j’avais peur, affirme-t-il. Peur de ne pas gagner, comme je n’avais pas gagné le prologue du Tour de France en raison d’un ennui mécanique. Je savais que j’avais très bien préparé cet événement même, si l’Espagnol Isidro Nozal m’avait dominé dans les deux contre-la-montre».
« Mercredi, j’ai très bien reconnu le parcours ici et j’avais décidé de maintenir le même rythme pendant les 40 km, mais peu importait finalement la façon de faire. Je devais gagner. D’une seconde ou de trois minutes, peu m’importait ! »

Un titre olympique ?
Parti juste avant l’Allemand Michaël Rich, David Millar avait l’avantage de connaître tous les temps de passage de ses adversaires, et le premier, placé au sommet de la côte Saint-James, garantissait déjà le succès de l’Écossais.
Huit secondes d’avance sur Owe Peschel, 15 sur l’Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano, bientôt victime d’une chute le contraignant à l’abandon, et sur le vétéran Vlaceslav Ekimov qui n’a pas tenu le rythme.
Rien ne pouvait empêcher David Millar de remporter ce premier titre mondial, neuf ans après celui de son aîné Chris Boardman.
Ce succès est très important pour lui, qui vise désormais le titre olympique de la spécialité dans dix mois à Athènes malgré la présence quasi assurée de Lance Armstrong et Jan Ullrich.
Il est très important aussi pour le ministère du Sport britannique qui a fait beaucoup d’efforts, depuis quatre ans, pour la promotion du cyclisme en Grande-Bretagne.
Toutefois, le bonheur de David Millar était avant tout personnel. Sans doute a-t-il beaucoup apprécié le moment où il a repris Isidro Nozal, son bourreau de La Vuelta, après vingt kilomètres.
Sans doute a-t-il souri en reprenant plus tard l’ancien champion du monde Serhyi Honchar, parti trois minutes avant lui. « Maintenant, je suis soulagé, dit-il, mais c’est bizarre, je suis dans les nuages. Je suis fier d’avoir ce maillot arc-en-ciel sur le dos. »
La forme de David Millar est telle que beaucoup d’observateurs le placent parmi les favoris de la course en ligne. Lui connaît la difficulté d’un tel doublé : « Ce sera très dur de ne pas me relâcher, de rester psychologiquement dans le coup, dit-il. Il y aura 21 tours et la tentation sera grande, dans un moment difficile, d’abandonner. J’aimerais bien qu’il en soit autrement. »
David Millar a levé le poing vers le ciel de Hamilton en franchissant la ligne d’arrivée du contre-la-montre qu’il a dominé hier de toute sa classe. À 26 ans, le Britannique s’est emparé du maillot arc-en-ciel de champion du monde qui constituait le grand objectif de sa saison. Il a devancé de près d’une minute et demie l’espoir australien Michaël Rogers et le vétéran allemand Owe Peschel.Un titre mondial qui semble lancer définitivement la carrière d’un jeune champion, âgé de 26 ans.L’avis du peloton est unanime concernant Millar : il est l’un des très grands talents actuels, et si ses progrès dans tous les secteurs du cyclisme, si la discipline à laquelle il s’astreint depuis un an n’ont pas été récompensées dans le dernier Tour de France, il s’est grandement rattrapé dans ce rendez-vous...