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États-Unis Clark essuie les critiques de ses rivaux démocrates

Le général à la retraite Wesley Clark a été jeudi, lors d’un débat, la cible des attaques de plusieurs de ses rivaux démocrates dans la course à la Maison-Blanche surtout pour ses positions apparemment indécises sur la guerre en Irak. Outre le fait de voir la clarté de son jugement et son courage politique remis ouvertement en question, Wesley Clark a aussi été accusé d’avoir montré pendant longtemps des sympathies pour les républicains avant de ne devenir démocrate que très récemment.
La dureté de ces critiques a fait de ce quatrième débat national, entre les neuf prétendants à l’investiture du parti pour l’élection présidentielle de novembre 2004, le plus virulent entre les candidats alors que jusqu’à présent, ils concentraient toutes leurs attaques contre le président George W. Bush. L’ancien commandant suprême des forces de l’Otan en Europe s’est surtout fait attaquer par le groupe des prétendants les mieux placés, à savoir Howard Dean, l’ancien gouverneur du petit État du Vermont, ainsi que par les sénateurs John Kerry (Massachusetts) et Joe Lieberman (Connecticut) ex-colistier d’Al Gore en 2000.
Entré dans la course à la Maison-Blanche il y a seulement trois semaines, Wesley Clark s’est retrouvé parmi les favoris et même en tête au niveau national dans l’électorat démocrate, selon plusieurs sondages.
Howard Dean, un opposant de la première heure à la guerre en Irak qui lui vaut son succès auprès de la base démocrate, a ouvert le feu en affirmant que M. Clark avait conseillé un an plus tôt à un élu du New Hampshire de voter pour la résolution au Congrès donnant au président Bush une large autorité pour recourir à la force contre Bagdad. Pourtant, M. Clark, un général quatre étoiles, se déclare depuis ces derniers mois contre la guerre en Irak pour des raisons de sécurité nationale.
M. Dean, en tête des derniers sondages pour les premières élections primaires dans le New Hampshire et l’Iowa en janvier et celui qui a levé le plus de fonds électoraux, avait décrié, avant de s’en prendre à M. Clark, le Congrès pour avoir donné un chèque en blanc à M. Bush sur l’Irak.
Reprenant la balle au vol, le sénateur Joe Lieberman (Connecticut), ancien colistier d’Al Gore en 2000, s’est dit « très déçu par les différentes positions prises par Wesley Clark sur la guerre contre Saddam Hussein depuis qu’il est candidat ».
« Être président des États-Unis requiert un jugement clair et le courage de s’en tenir à ses idées », a-t-il ajouté, rappelant qu’il avait lui-même voté pour cette résolution et n’avait pas changé de position.
Visiblement un peu secoué par ces attaques et les questions insistantes des animateurs du débat le pressant de s’expliquer, Wesley Clark a affirmé qu’il « n’aurait jamais voté pour la guerre ».
« Cette guerre n’était pas nécessaire et a été une énorme erreur stratégique pour ce pays », a-t-il martelé, ajoutant avoir toujours privilégié le rôle des Nation unies pour faire pression sur l’Irak.
Le sénateur Kerry a enchaîné en affirmant que malgré les déclarations de Wesley Clark, « il a bien dit qu’il aurait soutenu la résolution » approuvant la guerre. John Kerry a voté pour cette résolution.
Le sénateur du Massachusetts a également rappelé que le général Clark avait loué George W. Bush l’an dernier lors d’un dîner pour lever des fonds électoraux pour le Parti républicain et ce après que cette Administration eut fait voter une réduction d’impôts pour les Américains les plus riches.
M. Clark, qui, depuis qu’il est candidat, accuse M. Bush d’irresponsabilité fiscale et de dureté sociale, a rétorqué « ne pas avoir voté pour George W. Bush », ajoutant : « J’ai voté pour Al Gore » en 2000.
À un moment d’accalmie dans les échanges, Wesley Clark a déclaré : « Je ne vais pas attaquer un compagnon démocrate. »
Le débat était organisé par la chaîne de télévision câblée CNN et le Parti démocrate d’Arizona.
Le général à la retraite Wesley Clark a été jeudi, lors d’un débat, la cible des attaques de plusieurs de ses rivaux démocrates dans la course à la Maison-Blanche surtout pour ses positions apparemment indécises sur la guerre en Irak. Outre le fait de voir la clarté de son jugement et son courage politique remis ouvertement en question, Wesley Clark a aussi été accusé d’avoir montré pendant longtemps des sympathies pour les républicains avant de ne devenir démocrate que très récemment.La dureté de ces critiques a fait de ce quatrième débat national, entre les neuf prétendants à l’investiture du parti pour l’élection présidentielle de novembre 2004, le plus virulent entre les candidats alors que jusqu’à présent, ils concentraient toutes leurs attaques contre le président George W. Bush. L’ancien...