Le CNCE mettra les ingénieurs de l’EDL en contact direct et permanent avec les centrales, les stations et sous-stations et le réseau de distribution, non plus comme aujourd’hui, au moyen du téléphone, mais grâce à des tableaux électroniques. Ceci permettra à l’EDL de rationnaliser la gestion du réseau, de mieux distribuer le courant, selon les déficits et les surplus, d’alimenter les régions où se produisent des coupures, d’empêcher des coupures totales et prolongées, etc.
Selon les études techniques disponibles, une telle rationalisation de la distribution est susceptible de générer 75 millions de dollars d’économies par an.
L’appel d’offre a été lancé alors que l’adjudication de la supervision de l’exécution du réseau à un consultant international est sur le point d’aboutir.
L’installation d’un Centre national de contrôle électronique est considérée comme une réalisation vitale pour le développement du réseau électrique et son avenir. Grâce au CNCE , il sera notamment possible de coordonner les vieux réseaux de distribution de 150 et 66 kilovolts avec le nouveau réseau de 220 kilovolts, ce qui permettra de réduire la proportion de gaspillage technique sur le réseau.
Enfin, le centre de contrôle permettra de relier le réseau libanais au réseau de haute tension régional englobant l’Égypte, la Turquie, la Jordanie et la Syrie.
Le projet dispose d’un financement de 23 millions de dollars assuré par le Fonds arabe de développement. La phase exécutoire des travaux est fixée à février 2004.
Les autoroutes
Sur un autre plan, deux réunions de travail se sont tenues hier matin au CDR respectivement avec les représentants de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque européenne d’investissement (BEI).
La première réunion a groupé le président du CDR Jamal Itani avec les représentants de la BEI, Joao Tome et Athew Arndt , en présence de l’équipe de travail du conseil. Elle a été consacrée à une évaluation technique et financière des deux projets des tronçons d’autoroute Mina-Beddaoui et Taanayel-Masnaa. L’exécution de ces deux projets est prévue en 2004, pour un montant de 60 millions d’euros assuré par la BEI. En outre, le projet d’autoroute Tabarja-Chekka, pour 20 millions de dollars a été évalué.
Par ailleurs, avec M. Rémy Genevy, responsable de la section Méditerranée à l’ADF, et du représentant de l’ADF au Liban, Jean-Claude Raymond, et de quelques spécialistes, ainsi que de l’équipe du CDR, M. Itani a passé en revue les projets financés par l’agence dans le domaine de l’eau et de la protection du patrimoine culturel.
L’évaluation de certains projets d’installation d’égoûts au Liban-Nord a été également faite, en prévision de leur soumission pour financement à l’ADF.


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