Avant d’affronter Israël, samedi (21h45) au Stade de France, les joueurs de Jacques Santini ont retrouvé en fin de matinée le Centre technique national de Clairefontaine sous une pluie battante et une température quasi hivernale.
Les jambes lourdes après une semaine chargée (certains ont disputé 4 rencontres en 10 jours entre championnat, Ligue des champions et match de bienfaisance lundi soir à Marseille), ils vont devoir se plonger dans la préparation d’un match à l’enjeu tout symbolique.
Mais, qualification pour le Portugal acquise ou pas, le sélectionneur entend bien que ses protégés, toujours aussi heureux de se retrouver en sélection, fassent preuve d’un comportement exemplaire et professionnel jusqu’au bout. Autrement dit, pas question de prendre ce match par-dessus la jambe, ce que confirmait, sûr de lui, Benoît Pedretti.
« Il faut rester sur la dynamique de victoire (7 succès en autant de rencontres qualificatives) et montrer notre envie », notait celui qui, en raison des absences conjuguées de Patrick Vieira et Claude Makelele (suspendus), devrait débuter la rencontre au côté d’Olivier Dacourt à la récupération.
Silvestre et Sagnol absents
Mais, avant de penser tactique, les soucis du sélectionneur portaient avant tout mardi sur l’état de santé de sa défense. Silvestre (laissé au repos) et Sagnol (convalescent après une opération à un genou) absents, c’était au tour de William Gallas et de Marcel Desailly de causer quelques soucis.
Si Santini ne voulait rien révéler des maux dont étaient victimes les deux partenaires de Chelsea (1re div. anglaise) – dont les cas devaient être examinés par le médecin des Bleus, Jean-Marcel Ferret, dans l’après-midi – Gallas déclarait tout de même de son côté être « optimiste ».
« Dans ma tête, je suis prêt à jouer samedi », notait le défenseur qui a un gros hématome au niveau du péroné de la jambe gauche. « Si je me soigne bien, cela devrait aller », insistait celui qui, par la faute de blessures, a déjà raté les trois premiers matches de la saison des champions d’Europe.
En cas de forfait – « On ne veut prendre aucun risque », notait Santini – de l’un de ces deux-là, Philippe Mexès, voire le Monégasque Sébastien Squillaci pouvaient être appelés à la rescousse dans la soirée.
En fin d’après-midi, les 19 Bleus devaient se soumettre à une séance d’entraînement bien naturellement consacrée au décrassage. Aujourd’hui, au cours d’une journée à huis clos, ils devraient s’adonner à un travail un peu plus poussé.

