L’Iran a donné lundi des gages de sa bonne volonté au moment où commençait une mission d’inspections qualifiée de « décisive » par l’agence onusienne veillant à la non-prolifération.
Le représentant iranien à l’AIEA, Ali Akbar Salehi, a annoncé s’être entendu avec les émissaires de l’Agence sur les sites soumis aux inspections dans les prochains jours, sans cependant dire si cette liste correspondait exactement à celle présentée par la délégation de l’AIEA. Les autorités iraniennes ont aussi commencé à remettre à l’AIEA une liste de pièces importées destinées à l’enrichissement d’uranium et assuré qu’elles montreraient aux inspecteurs les sites où ces pièces ont été utilisées ou stockées.
Même si l’Iran se défend d’être tenu par l’ultimatum de l’AIEA et invoque son seul souci de coopération et de transparence, il répond ainsi de fait à certaines exigences de la résolution du 12 septembre. En revanche, il ignore l’appel contenu dans cette résolution à « suspendre » l’enrichissement d’uranium.
La résolution de l’AIEA donne à l’Iran jusqu’au 31 octobre pour fournir des garanties probantes qu’il ne met pas au point l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, faute de quoi il s’expose à une saisine du Conseil de sécurité de l’Onu, avec la menace de sanctions internationales.
Elle presse l’Iran de fournir « un accès illimité à tous les lieux » et « toute autre information et explication » que l’Agence jugera nécessaires. Elle exige « une déclaration complète de tous les matériaux et composants importés relatifs à l’enrichissement d’uranium » et une coopération avec l’AIEA « à l’identification de la source et la date de réception des importations, ainsi que les lieux où elles ont été stockées et utilisées en Iran ».
Pour l’AIEA, il s’agit de s’assurer que l’Iran n’a pas clandestinement enrichi de l’uranium à des fins militaires.


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