Le Comité olympique russe (COR) a entériné la proposition du maire de la capitale russe Iouri Loujkov qui a convaincu les instances sportives nationales que sa ville était « prête à se battre dans cette féroce compétition pour obtenir le droit d’accueillir les Jeux olympiques ».
Moscou rejoint ainsi Paris, Londres, New York, Madrid, La Havane et Leipzig (Allemagne) dans la course à l’organisation des JO 2012. Face à une telle concurrence, Moscou, capitale d’un pays qui se débat dans les difficultés économiques, sait qu’elle « peut perdre », a reconnu M. Loujkov.
« Mais il n’y a rien de honteux à perdre une compétition aussi difficile parmi la crème des villes les plus riches du monde », a ajouté le maire.
La candidature de Moscou n’a pas encore reçu le soutien financier du gouvernement russe, qui devrait se prononcer mardi sur cette question, ce qui a poussé M. Loujkov à ironiser : le seul homme en Russie qui jusqu’à présent « ait refusé de soutenir la candidature de Moscou est le ministre des Finances ».
Le maire a cependant assuré que la riche capitale était « capable d’organiser les Jeux sans son aide ».
C’est qu’une partie des principales infrastructures ont été récemment rénovées, comme le stade d’athlétisme Loujniki (83 000 places) et le stade olympique, plus grande arène sportive couverte d’Europe, ou n’ont besoin que de peu de travaux (vélodrome, plan d’eau pour l’aviron, manège...) pour être en mesure d’accueillir l’évènement majeur du sport mondial, selon lui.
Compte tenu des tensions internationales, la question de la sécurité est également particulièrement importante dans une ville qui a été la cible ces dernières années de plusieurs actes terroristes attribués par le pouvoir à des indépendantistes tchétchènes.
Mais là encore, M. Loujkov a assuré que Moscou était capable d’assurer la sécurité des participants en appliquant « le système mis en place aux Jeux d’hiver de Salt Lake City » en 2002. La capitale russe, qui n’a accueilli les JO qu’une seule fois, en 1980 dans une atmosphère délétère de guerre froide, a bien changé depuis. Le système soviétique s’est effondré, et la Russie s’est de nouveau tournée vers l’Occident, tentant par tous les moyens d’attirer touristes et investisseurs.


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