M. Powell a reconnu que le « moment était venu de se retrouver », et ce surtout après le vote de la France à l’Onu pour une levée des sanctions contre l’Irak. Mais « cela ne signifie pas que les désaccords du passé sont oubliés. Ce ne fut pas une bonne période pour chacun de nous », a poursuivi le secrétaire d’État à propos des désaccords exprimés par plusieurs alliés des États-Unis sur la guerre menée en Irak. « Il y a encore de la tension », a-t-il affirmé.
Interrogé sur les « conséquences » qu’il avait lui-même évoquées à l’encontre de la France en raison de son hostilité envers la guerre en Irak, M. Powell a reconnu que les relations bilatérales étaient sous examen, notamment du point de vue militaire. « Le Pentagone prend des mesures qui changent la relation avec l’armée française », a-t-il ajouté sans toutefois donner de détails sur ces mesures. Il ne s’agit pas néanmoins d’une « politique globale au sein de l’Administration américaine », a-t-il assuré.
On apprenait toutefois en soirée que les États-Unis avaient écarté la France de l’exercice annuel de combat aérien « Red Flag » prévu en mars prochain au Nevada (Ouest), préférant réserver cette place à des pays avec lesquels Washington « aimerait participer à des opérations à l’avenir ».
Il a toutefois nié que Washington cherchait ainsi à punir Paris pour son hostilité à la guerre en Irak. « Je ne punis pas la France, la France est un allié des États-Unis, mais regardons les choses en face, il y a eu un désaccord et nous devrons réexaminer l’ensemble des politiques qui existent entre nos deux pays et voir si certains changements seront peut-être nécessaires », a déclaré M. Powell en soirée lors d’une interview accordée à la chaîne française TF1.
Le porte-parole de la Maison-Blanche a de son côté souligné hier soir que la conversation entre les présidents américain George W. Bush et français Jacques Chirac avait été « productive ». Jacques Chirac avait en effet téléphoné hier après-midi au président américain pour faire le point sur le sommet du G8. Les deux dirigeants ont manifesté à cette occasion leur « volonté de travailler ensemble », a déclaré de son côté l’Élysée.


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