La Fédération chinoise de tennis de table présente une motion à cet effet lors de cette AG, qui se tient dans le cadre des 47es championnats du monde. Les Chinois, inquiets de la montée en puissance de l’Allemand Timo Boll (n° 1 mondial) et du Bélarus Vladimir Samsonov (n° 3), souhaitent ce retour en arrière, car ils estiment que la nouvelle règle a entraîné un jeu plus agressif, avec de nombreuses attaques, qui rend le spectacle moins agréable pour les spectateurs.
Mais les Chinois, soutenus par de nombreux petits pays à qui ils ont fourni des entraîneurs, auront du mal à faire adopter leur point de vue, auquel s’opposent le président de l’ITTF, le Canadien Adham Sharara, et les Européens. Pour adopter un changement de règle, les trois quarts des voix des délégués de l’assemblée générale sont en effet nécessaires.
2006 : Brême ou Belgrade
Autre sujet de controverse : le service. La nouvelle règle, qui veut que le serveur ne cache plus la balle au receveur au moment du lancer, ne donne pas entièrement satifisfaction. Aussi, l’Allemagne propose de porter de 16 à 50 centimètres la hauteur minimum où la balle doit être lancée pour que l’arbitre puisse bien juger si le receveur peut voir celle-ci.
L’assemblée générale doit également décider du lieu des championnats du monde par équipes en 2006 : Brême (Allemagne), théâtre des championnats d’Europe en 2000, ou Belgrade, qui devait organiser les Mondiaux en 1999 avant que ceux-ci soient déplacés en raison de la guerre en ex-Yougoslavie, à Eindhoven (Pays-Bas) pour les épreuves individuelles et à Kuala Lumpur (Malaisie) en 2000 pour les épreuves par équipes.
Enfin, cette assemblée générale est l’occasion d’élire un nouveau comité exécutif. M. Sharara, seul candidat, sera réélu, mais les rumeurs veulent que les Chinois souhaitent récupérer la présidence en 2005 lors des prochains championnats du monde individuels organisés chez eux à Shanghai.
Le Français Pierre Albertini a un opposant au poste de président délégué, le Nigérian George Segun, mais celui-ci pourrait se retirer avant le vote.

