« Cela est totalement infondé », a déclaré le prince Nayef ben Abdel-Aziz, cité par le quotidien Okaz. Citant des responsables saoudiens et américains non identifiés, le Washington Post a rapporté lundi que des armes saisies le 6 mai à Ryad dans une maison d’une cellule liée au réseau el-Qaëda pourraient lui avoir été vendues par des membres de la garde nationale saoudienne, dirigée par le prince héritier Abdallah ben Abdel-Aziz. Les armes ont permis de remonter jusqu’à la garde nationale et une enquête a été ouverte par les autorités saoudiennes, ont affirmé ces responsables au journal américain.
« Il n’y a rien de vrai dans tout cela et il n’y a pas d’enquête. Les armes qui ont été trouvées ne ressemblent pas à celles de la garde nationale », a affirmé le prince Nayef. Selon lui, l’information du Washington Post s’inscrit dans le cadre d’une campagne médiatique occidentale hostile au royaume. « Malheureusement ces campagnes aident les terroristes », a-t-il dit.
L’information du journal américain a également été démentie par le vice-commandant de la garde nationale pour les affaires militaires, le général Mouteb ben Abdallah, fils du prince héritier. « Les armes utilisées par les terroristes sont de fabrication russe, comme des (Kalachnikov) AK-47, que la garde nationale n’a pas. Quant aux explosifs découverts, ils sont de fabrication tchèque, or la garde nationale n’a jamais traité avec ces pays », a-t-il déclaré au quotidien al-Watan. Le prince Nayef a en outre minimisé l’arrestation la veille d’un homme armé devant le consulat américain à Dhahran, dans l’Est du royaume, ce qui avait entraîné sa fermeture.


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