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Face aux menaces terroristes, les Européens serrent les rangs

Face aux risques d’attentats qui pèsent sur l’Europe, les cinq pays européens qui se considèrent les plus menacés ont décidé, dimanche et hier à Jerez (Sud) de surmonter les traditionnelles barrières nationales pour mettre leur travail en commun.
Ainsi, après les attentats meurtriers de Casablanca, l’Allemagne, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie vont mettre immédiatement en commun tous les éléments qu’ils recueilleront au Maroc et ailleurs, afin d’en faire une analyse commune. « Ce travail se faisait jusqu’à présent individuellement par les services spécialisés de chacun de nos pays et ce sera la première fois qu’il sera réalisé en temps réel, à plusieurs », a indiqué le ministre espagnol de l’Intérieur Angel Acebes au cours d’une conférence de presse. D’ores et déjà, des experts, notamment français et espagnols, sont à pied d’œuvre à Casablanca pour recueillir tous les éléments utiles sur les lieux des attentats.
Les ministres de l’Intérieur espagnol Angel Acebes, allemand Otto Schily, français Nicolas Sarkozy, britannique David Blunkett et italien Giuseppe Pisanu ont arrêté, à Jerez, un ensemble de mesures globales pour renforcer leur coopération. Ils se réuniront tous les trois mois, la prochaine rencontre ayant lieu en septembre en France. Un comité permanent de 5 experts assurera le suivi des réunions et la préparation des rencontres. Les chefs des services antiterroristes vont d’autre part se réunir sans attendre pour mettre au point la coopération des cinq après les attentats de Casablanca.
Parallèlement, les plus hauts responsables de la police des cinq pays vont se réunir afin d’analyser les difficultés qu’ils rencontrent dans la lutte contre le terrorisme et l’immigration illégale, et de proposer des solutions à la réunion de septembre. « Si nous voulons être efficaces contre le terrorisme, ce ne sera possible que si nous échangeons nos informations très rapidement et, si nous utilisons tous nos moyens techniques et juridiques, nous allons créer une sorte de pool d’informations avec tout ce que nous obtenons dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le ministre allemand. « Nous avons des problèmes communs, nous avons des problèmes urgents et des préoccupations que nous partageons tous et c’est pourquoi la coopération est indispensable », a souligné Angel Acebes.
« Aucune démocratie au monde ne peut se sentir à l’abri du terrorisme islamiste radical », a-t-il ajouté. Il est donc nécessaire « de nous doter de nouveaux instruments au sein de l’Union européenne qui nous permettent non seulement d’assurer une coopération policière, mais aussi judiciaire, avec en outre un rapprochement de nos législations », a-t-il estimé.
Face aux risques d’attentats qui pèsent sur l’Europe, les cinq pays européens qui se considèrent les plus menacés ont décidé, dimanche et hier à Jerez (Sud) de surmonter les traditionnelles barrières nationales pour mettre leur travail en commun.Ainsi, après les attentats meurtriers de Casablanca, l’Allemagne, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie vont mettre immédiatement en commun tous les éléments qu’ils recueilleront au Maroc et ailleurs, afin d’en faire une analyse commune. « Ce travail se faisait jusqu’à présent individuellement par les services spécialisés de chacun de nos pays et ce sera la première fois qu’il sera réalisé en temps réel, à plusieurs », a indiqué le ministre espagnol de l’Intérieur Angel Acebes au cours d’une conférence de presse. D’ores et déjà,...