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Paolo Bettini est d’attaque pour Hamilton(PHOTO)

L’Italien Paolo Bettini a démontré dimanche dans Paris-Tours, où sa 11e place lui a permis de remporter la Coupe du monde cycliste pour la deuxième année consécutive, qu’il était d’attaque pour être sacré champion du monde dimanche prochain à Hamilton (Canada).
Dans le final de la classique des « feuilles mortes », le Toscan s’est en effet payé la fantaisie de perturber les plans des sprinteurs à l’entrée de l’interminable avenue de Grammont (2 600 m) au terme de laquelle l’Allemand Erik Zabel a finalement surpris son compatriote Alessandro Petacchi.
Car, en 2003, l’attachante vedette de Quick Step ne saurait accorder le moindre répit à ses rivaux. Après Milan-San Remo, Hambourg et la Clasica San Sebastian, trilogie constituant un record sur une saison, ce Paolo de lumière s’était mis en tête de remporter la course de l’automne. Seul un vent rebelle l’en a empêché à la flamme rouge peu avant laquelle il s’était retrouvé en tête.
Qu’importe, ce coureur de poche (1,69 m pour 60 kg), âgé de 29 ans, a quand même mené à bien son premier objectif de conserver « sa » Coupe du monde, une manche avant son terme (le Tour de Lombardie, le 18 octobre). Reste maintenant la course au maillot arc-en-ciel de fin de semaine, sur un circuit semblant taillé sur mesure pour ses qualités de grimpeur et de puncheur.
« J’aurai beaucoup d’adversaires mais je ne sous-estimerai personne, en particulier l’Espagnol Oscar Freire, déclare-t-il. Je suis en fait très content de mon comportement sur Paris-Tours. Je travaille depuis le mois d’août. Mes jambes tournent bien. Tout a été mis en œuvre pour que je sois prêt dimanche. »
L’œil du maître a balayé le peloton pour en tirer une rassurante conclusion. « Je n’ai pas aperçu en tête de coureurs supérieurs aux autres, explique le n° 1 mondial. Au contraire, on a senti la fatigue un peu partout. Chacun semble au même niveau. Mais, quoi qu’il en soit, si je ne gagnais pas dimanche, ce ne serait pas pour autant que ma carrière en serait altérée. Il y aura bien d’autres saisons. » La position de favori ne devrait pas perturber l’enfant de Cecina, professionnel depuis 1997. « Paolo joue ce rôle depuis février et Milan-San Remo, témoigne son manageur général Patrick Lefévère. Cela ne l’a pas empêché de toujours assurer et de mener à bien ses projets ».
Bettini évoque également les autres atouts de la Squadra, histoire d’alléger la pression. « Nous avons dans l’équipe des garçons comme Danilo Di Luca et Francesco Casagrande susceptibles d’être des coureurs protégés », affirme sans retenue le « Professeur », surnom donné à ce fils de modeste ouvrier quand il donnait des leçons de cyclisme et d’éducation routière aux enfants de son quartier, la California.
De Saint-Arnoult-en-Yvelines aux abords de la Loire, Paolo Bettini n’a eu de cesse de se comporter en patron pour mieux encore affirmer son autorité à maintenant six jours du rendez-vous qui pourrait bien le voir rouler sur les traces de son idole Guiseppe Saronni, champion du monde en 1982.
L’Italien Paolo Bettini a démontré dimanche dans Paris-Tours, où sa 11e place lui a permis de remporter la Coupe du monde cycliste pour la deuxième année consécutive, qu’il était d’attaque pour être sacré champion du monde dimanche prochain à Hamilton (Canada).Dans le final de la classique des « feuilles mortes », le Toscan s’est en effet payé la fantaisie de perturber les plans des sprinteurs à l’entrée de l’interminable avenue de Grammont (2 600 m) au terme de laquelle l’Allemand Erik Zabel a finalement surpris son compatriote Alessandro Petacchi.Car, en 2003, l’attachante vedette de Quick Step ne saurait accorder le moindre répit à ses rivaux. Après Milan-San Remo, Hambourg et la Clasica San Sebastian, trilogie constituant un record sur une saison, ce Paolo de lumière s’était mis en tête de...