Si Israël expulse Arafat, il ne trouvera plus d’interlocuteur, avertit Moubarak
le 07 octobre 2003 à 00h00
Le président égyptien, Hosni Moubarak, a averti hier Israël qu’en expulsant le dirigeant palestinien Yasser Arafat, il ne trouverait plus d’interlocuteur pour faire la paix. « J’espère que les menaces israéliennes ne sont pas sérieuses. Si Israël expulse ou assassine les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne, avec qui pourra-t-il négocier ? » s’est demandé M. Moubarak, dans une interview accordée au magazine des forces armées égyptiennes, à l’occasion du 30e anniversaire de la guerre arabo-israélienne de 1973. « Les actes illégaux et immoraux » d’Israël ne « mèneront qu’à l’extension de la violence et du désespoir », a-t-il averti. Il a appelé le quartette sur le Proche-Orient (États-Unis, Russie, Onu, Union européenne) à « intervenir pour sauver le processus de paix en décidant d’un mécanisme clair pour appliquer la “feuille de route” ». Par ailleurs, M. Moubarak a estimé que la guerre d’Octobre 1973, qu’avaient déclenchée l’Égypte et la Syrie contre Israël, avait « changé l’équilibre des forces au Proche-Orient (...) elle a ouvert le chemin de la paix ». « Telle est la leçon de la guerre d’Octobre que personne ne devrait oublier », a-t-il ajouté. D’autre part, M. Moubarak s’est concerté avec son homologue syrien, Bachar el-Assad, au sujet de la campagne diplomatique lancée par la Syrie après le raid en territoire syrien mené par Israël. Le président Moubarak a évoqué avec M. Assad « les mesures entamées par la Syrie sur la scène internationale afin de dévoiler la vérité de l’agression israélienne et les allégations mensongères d’Israël sur la présence d’organisations (palestiniennes) sur le territoire syrien », a indiqué la télévision publique égyptienne. M. Moubarak a assuré que l’Égypte « condamnait l’agression contre la Syrie et se tenait fermement aux côtés de ce pays », a-t-elle ajouté.
Le président égyptien, Hosni Moubarak, a averti hier Israël qu’en expulsant le dirigeant palestinien Yasser Arafat, il ne trouverait plus d’interlocuteur pour faire la paix. « J’espère que les menaces israéliennes ne sont pas sérieuses. Si Israël expulse ou assassine les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne, avec qui pourra-t-il négocier ? » s’est demandé M. Moubarak, dans une interview accordée au magazine des forces armées égyptiennes, à l’occasion du 30e anniversaire de la guerre arabo-israélienne de 1973. « Les actes illégaux et immoraux » d’Israël ne « mèneront qu’à l’extension de la violence et du désespoir », a-t-il averti. Il a appelé le quartette sur le Proche-Orient (États-Unis, Russie, Onu, Union européenne) à « intervenir pour sauver le processus de paix en...
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